Voir aussi : Guéret

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin vervactum (« jachère »)[1] de vervago (« retourner la terre »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
guéret guérets
\ɡe.ʁɛ\

guéret \ɡe.ʁɛ\ masculin

  1. Terre labourée et non ensemencée, ou même terre laissée en jachère.
    • De petites plantes déracinées par la bêche étaient posées sur ce guéret les racines en l’air. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
    • Nous traversâmes un large guéret dont les mottes crevaient sous nos pas en poussière rouge. — (Octave Mirbeau, Le Père Nicolas, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
  2. (Poésie) (Au pluriel) Toutes les terres propres à porter des grains, qu’elles soient ensemencées ou qu’elles ne le soient pas.
    • C’est un consommateur effréné d’insectes de tout ordre. Mes archives de chasseur naturaliste font foi du contenu de son gésier. On y trouve tout le petit peuple des guérets : larves et charançons de toutes espèces, criquets, opatres, cassides, chrysomèles, grillons, forficules, fourmis, araignées, cloportes, hélices, iules et tant d’autres. — (Jean-Henri Fabre, Sur le Ventoux. L'Ammophile hérissée. Extrait des Souvenirs entomologiques. Première série, Delagrave, Paris, 1879. Éditions du Mercure de France, 1997, p. 34.)
    • Des guérets couverts d’abondantes moissons.
    • Quand par l'hiver bois et guérets
      Sont dépouillés de leurs attraits

TraductionsModifier

RéférencesModifier