Voir aussi : Preux

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Environ 1100)[1] Existait sous la forme proz en ancien français. Vient du bas latin prode (« utile, profitable ») [1].

Nom commun Modifier

Invariable
preux
\pʁø\

preux \pʁø\ masculin (pour une femme, on dit : preuse)

  1. (Histoire, Moyen Âge) Chevalier.
    • En ordre de bataille il a formé ses preux. — (Felix Eugene Belly , Napoléon, ses exploits et sa mort, Éd. Ladvocat, Paris 1830)
    • Le prince combattait au premier rang ; l’un de ses preux fut fait prisonnier à ses côtés. — (Louis-Antoine-François de Marchangy, La Gaule poétique, Éd. Hivert, Paris 1835)
    • Comme bon nombre de nobles à l’époque de la Restauration, il avait ravivé dans son âme les idées chevaleresques, et, suppléant par la force de l’imagination à celle du sang, il croyait consciencieusement sentir celui des anciens preux couler, sans mélange, dans ses veines. — (George Sand, Jeanne, 1844)
  2. (Par extension) (Littéraire) (Désuet) Valeureux chevalier.
    • Ce glaive, ce cor, ce casque et ce bouclier étaient donc très probablement ceux du chevalier au cygne, et ce chevalier, sans aucun doute, était un de ces anciens preux qui avaient pris part aux croisades. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
    • Pourquoi restaurer les histoires vermoulues et poudreuses du moyen-âge, lorsque la chevalerie s’en est allée pour toujours, accompagnée des concerts de ses ménestrels, des enchantements de ses fées et de la gloire de ses preux ? — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)

TraductionsModifier

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin preux
\pʁø\
Féminin preuse
\pʁøz\
preuses
\pʁøz\

preux \pʁø\

  1. (Littéraire) (Désuet) Brave, hardi, vaillant, valeureux.
    • Ses preux compagnons le suivirent jusque dans la mort.
    • C’était un preux et hardi chevalier.

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier