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ÉtymologieModifier

(fin XIVe siècle) Emprunté au latin rĕdĭmĕre (« racheter »).

Verbe Modifier

rédimer transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se rédimer)

  1. Se racheter, se délivrer moyennant de l’argent. Il se dit principalement en parlant des poursuites judiciaires exercées contre quelqu’un.
    • (Vieilli) Il lui en a coûté tant pour se rédimer des poursuites qu’on exerçait contre lui.
    • Après avoir été vengé et rédimé par la collectivité des chasseurs, le mort doit être incorporé à la société des âmes. — (Lévi-Strauss, Tristes tropiques, 1955, page 276)
  2. (Par extension) Se racheter en corrigeant ses règles, son comportement.
    • Et qu’elle ne s’effraie pas de la publicité et du scandale : ce n’est pas abîmer la science que d’expliquer comment elle se corrige et se rédime. — (Le Monde, L’intégrité scientifique est intangible, Le Monde. Mis en ligne le 23 octobre 2018)
    • Pour un dévot de l’Église catholique, un corps maltraité est un corps rédimé. — (Michel Onfray, Treize inventions de Montaigne, Le Point n° 2451, 22 août 2019, page 79)
    • Au centre est un écartement, un étirement de tout le visible dans le fanal de l’espace rétréci, herse cruelle, béance rédimée par la vitesse. — (Hervé Piekarski, Un récit que notre joie empêche. Poésie, Flammarion, 2001)
  3. (Régionalisme) (Parler gaga, région stéphanoise et patois de la Manche, région coutançaise) Restreindre ses dépenses, son train de vie.
    • Maintenant que tu es de retour au chômage, il va falloir te rédimer...


TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier