s’en tamponner le coquillard

Étymologie

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Attesté au XVIe siècle.
Depuis le Moyen-Âge, le sens de se moquer de quelque chose, n’en avoir rien à faire, a des connotations grivoises car coquillard, dérivé de coquille, a eu le sens de pénis, puis de vulve, et aussi d’arrière-train[1].

Locution verbale

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s’en tamponner le coquillard \s‿ɑ̃ tɑ̃.pɔ.ne lə kɔ.ki.jaʁ\ (se conjugue → voir la conjugaison de tamponner)

  1. (Populaire) puis (Familier) Se moquer de quelque chose, n’en avoir que faire.
    • La vie a de ces ironies : « c’est comme moi, je m’en tamponne le coquillard ». — (Paul Bourget, Actes suivent, 1926)
    • À vrai dire, on s’en tamponnait le coquillard de son histoire à la flan […] — (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, page 25.)
    • Je déteste quand tu m’appelles comme ça, encore une idée de Camille ça… débrouillez-vous, je m’en tamponne le coquillard ou comme on dit au Québec j’men contre-saint-ciboirise ! — (Axel III, Hercule, Paris : Mon Petit Éditeur, 2012, p. 134)

Variantes

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Synonymes

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Traductions

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Prononciation

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  • France (Lyon) : écouter « s’en tamponner le coquillard [Prononciation ?] »

Références

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