vol du chapon

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

L'emprise de ce bien était tellement petite (souvent le manoir et les champs attenants) qu’elle ne dépassait pas les distances couvertes par le vol d’un chapon.

Locution nominale Modifier

vol du chapon \Prononciation ?\ masculin

  1. (Histoire) Certaine étendue de terre qui était autour du château, ou principal manoir.
    • Quant au vol du chapon, il en est fait mention dans un grand nombre de coutumes. Ce mot se retrouvoit même dans l’ancienne coutume de Paris. Il faut seulement observer que le vol du chapon n’y avoit pas toujours lieu , comme dans les coutumes de Touraine & de Loudunois; l’aîné ne pouvoit le réclamer que lorsqu’il n’y avoit pas de jardins dans l’enclos du manoir : […]. — (Encyclopédie méthodique: Jurisprudence, Paris : Panckoucke & Liège : Plomteux, 1789, vol.8, page 304)
    • Le vol du chapon s’entendait dans nos coutumes des XVe et XVIe siècles d’un espace de terrain qui entourait le principal manoir échu à l’aîné des enfants. A Paris et à Clermont, le vol du chapon était de 72 verges (à 22 pieds la verge, et 11 pouces le pied) ; il allait, à Châteauneuf, à un arpent et demi, et comprenait en Anjou 300 pas. — (Ludovic Lalanne, Dictionnaire historique de la France, Paris : Librairie Hachette, 1877, p.1813)
    • Après le dîner on restoit ensemble jusqu’à deux heures; alors si l’été mon père prenoit le divertissement de la pêche, visitoit ses potagers, ou se promenoit dans l’étendue du vol du chapon, si l’automne ou l’hiver, il partoit pour la chasse, ma mère se retiroit dans la chapelle, […]. — (Chateaubriand, Mémoires de ma vie (manuscrit de 1826), Genève : Droz, 1976 page 111)

TraductionsModifier

RéférencesModifier