écorçoir

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1803) Dérivé de écorcer avec le suffixe -oir.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
écorçoir écorçoirs
\e.kɔʁ.swaʁ\

écorçoir \e.kɔʁ.swaʁ\ masculin

 
Un écorçoir (1)
 
Un écorçoir pour l’entomologie (2)
  1. Outil servant à écorcer les arbres ou les billes de bois. Plumette.
    • J’avais un canif à ressort avec une lame à chaque bout ; j’en fis arrondir une en forme d’écorçoir ; et, mon instrument à la main, je vais dans le parc, voisin du jardin, écussonner à tort et à travers tout ce qui me tombait sous la main : coudrier, chêne, bouleau, érable, tout était bon pour un apprenti. — (Étienne Calvel, Traité complet sur les pépinières, Le Normand, 1803, page 5)
    • Il se rejeta entièrement du côté des compagnons de travail, les uns journaliers de toute l’année qu’il rencontrait dans les fermes, les autres, rouliers, maçons, petits propriétaires, retraités, artisans qui, pendant la saison d’hiver allaient au bois avec la cognée, ou avec l’écorçoir au temps de la sève montante. — (René Bazin, Le blé qui lève, Calmann-Lévy, 1925, chapitre 2)
    • L’écorçoir pneumatique SCRAP'AIR S38 V2 LONG rend l’écorçage des troncs facile et rapide. Livré avec sa mallette d’accessoire très complète. — (Fiche commerciale, consultée le 02/09/2018)
  2. (Désuet) Accessoire d’entomologiste en forme de cuiller servant à soulever l’écorce d’arbres morts afin d’observer ou de récolter les insectes et les larves.
    • L’écorçoir est un instrument en fer forgé, solidement emmanché, dont l’extrémité s’élargit en cuillière ayant les côtés tranchants ; il n’est pas seulement utile pour soulever les écorces et mettre à jour les chenilles et les chrysalides qui y vivent ou qui y cherchent un refuge, mais aussi pour fouiller dans la terre, au pied des arbres, entre les racines, le long des murs, etc. — (Étienne Berce, Lépidoptères, Deyrolle fils, volume 1, 1867, pages 12-13)
    • Passant par la forêt d’Almagel (val de Saas) le 13 août 1903, je m’approchai d’un tas de bois de Sapins et de Mélèzes et m’apprêtai à le travailler à coups d’écorçoir, lorsque je vis deux belles Rhyssa ♀, posées tout près l’une de l’autre, occupées à enfoncer leur dard dans l’un des troncs. — (E. Bugnion, Les oeufs pédiculés de Rhyssa persuasoria, Bulletin de la Société entomologique de France, 1904, page 80)

NotesModifier

Bien que l’accessoire spécifiquement conçu pour l’entomologie ait disparu (illustration 2), l’écorçoir standard actuel est toujours utilisé pour l’observation sur le bois mort :

TraductionsModifier

PrononciationModifier