apprivoiser

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIIe siècle) De l’ancien français aprivoisier → voir privé et privauté.

Verbe Modifier

apprivoiser \a.pʁi.vwa.ze\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’apprivoiser)

  1. Rendre un animal moins sauvage.
    • Le petit prince a apprivoisé le renard.
  2. Faire d’un animal sauvage un animal privé.
    • Le coq de Sonnerat est plein de courage et de résolution; aussi est-il très estimé dans l’Indoustan comme oiseau de combat. Les vrais amateurs indiens ne se servent pas de coqs élevés à l'état domestique, mais bien de sujets sauvages, que du reste ils apprivoisent en assez peu de temps; […]. — (Charles & Édouard Morren, Journal de l'agriculture pratique, […], du Royaume de Belgique, Bruxelles & Liège, 1857, vol.9, p.4)
  3. (Sens figuré) Rendre quelqu’un plus doux, plus traitable.
    • Apprivoiser un sauvage.
    • C’était un homme peu sociable, on a eu bien de la peine à l’apprivoiser.
    • La fille demeura. Tout doucement il vous l’apprivoisa ; Lui prit d’abord son joli bras d’ivoire; Puis s’approcha, puis en vint au baiser — (Jean de La Fontaine, L’Ermite, œuvres complètes, page 177)
  4. (Pronominal) Devenir moins sauvage (animal).
    • Les loups s’apprivoisent facilement.
  5. (Pronominal) (Sens figuré) Devenir plus doux, plus sociable, s’accoutumer, s’habituer (personne).
    • Cet enfant était bien farouche, il s’est apprivoisé peu à peu à notre contact.
  6. (Pronominal) (Vieilli) S’accoutumer à la vue du danger, à l’exemple du vice.
    • S’apprivoiser avec le danger, avec le vice,
    • C’est donc ainsi qu’insensiblement on avance vers le précipice ; [...] on s’apprivoise avec le danger, on commence à n’en avoir plus tant de peur, [...]. — (« Réflexions d’un Évêque de Languedoc sur quelques nouveaux Arrêts du Parlement de Toulouse », circa 1753, p. 66)

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Modifier la liste d’anagrammes

RéférencesModifier