c’est l’hôpital qui se moque de la charité

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1894)[1]. Variante de l’expression lyonnaise « c’est la Charité qui se moque de l’Hôpital » (attestée à partir de 1865 et tombée en désuétude). L’hospice de la Charité (détruit en 1933) et l’Hôtel-Dieu - couramment appelé « l’Hôpital » - étaient deux grands hôpitaux lyonnais, proches de la place Bellecour, qu’opposait une rivalité de prestige[2].

Locution-phrase Modifier

 
L’hôpital qui se moque de la charité, journal Marianne, 1936

c’est l’hôpital qui se moque de la charité \s‿ɛ l‿o.pi.tal ki sə mɔk də la ʃa.ʁi.te\

  1. (Figuré) Se dit pour signifier à quelqu’un qu’il a lui-même le défaut qu’il reproche à autrui, et que pour être en mesure de dénoncer les torts d’autrui, il faut soi-même être irréprochable.
    • A Puréesiana les murs ont des oreilles et rien n’est plus drôle que d’entendre les artistes se débiner les uns les autres dans les loges : c’est l’hôpital qui se moque de la charité. — (L’Art lyrique et le music-hall, Paris, 1896, Potins de coulisse, page 6)

VariantesModifier

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

  • (Région à préciser) : écouter « c’est l’hôpital qui se moque de la charité [Prononciation ?] »
  • France (Toulouse) : écouter « c’est l’hôpital qui se moque de la charité [Prononciation ?] »

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Claude Duneton, Le Bouquet des expressions imagées, Seuil, 1990
  2. Alain Bouchet, Les Hospices Civils de Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2002, page 64