FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) De l’arabe شريف, šaryf (« noble »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
chérifa
\ʃe.ʁi.fa\
chérifas
\ʃe.ʁi.fa\
chérifât
\ʃe.ʁi.fat\

chérifa \ʃe.ʁi.fa\ féminin (pour un homme, on dit : chérif)

  1. (Islam) (Noblesse) Femme qui est une descendante de Mahomet par sa fille.
    • Nul homme n’a possédé plus de baraka que le prophète Mahomet. Sa baraka fut transmise aux chérifs et aux chérifas, c’est-à-dire aux descendants en ligne directe, masculins et féminins, de sa fille Fatimah. — (Edward Westermarck, Survivances païennes dans la civilisation mahométane, traduit de l’anglais par Robert Godet, Payot, 1935, p. 112)
    • Cette dame était une chérifa, ce qui signifie une descendante du Prophète lui-même. Il se trouve dans l’archipel abondance de tels descendants. Je n’ai jamais très bien compris comment les nombreux chérifs et chérifas que j’ai rencontrés au Sarawak faisaient remonter leurs familles au grand fondateur de l’islam. — (Margaret Brooke, Reine des coupeurs de tête : ma vie à Bornéo, Éditions Olizane, 2000, p. 42)
    • En réalité ne sont interdites, au sens strict, que les femmes de statut social élevé, en tout premier lieu les chérifât, mais aussi les timgharîn et les épouses de grandes familles aisées. — (Paul Pascon, La Maison d’Iligh et l’histoire sociale du Tazerwalt, Éditions SMER, Rabat, 1984, p. 149)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

AnagrammesModifier

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RéférencesModifier

  • Eugène Aubin, Le Maroc dans la tourmente : 1902-1903, Librairie Armand Colin, 1904, rééd. Éditions Paris-Méditerranée, 2004, p. 34 — Vocabulaire arabe en annexe