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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(VIIIe siècle) (Gloses de Reichenau) Du bas latin calvas sorices (pluriel), altération sous l’influence de calvus (« chauve »), du bas latin cava sorex, formé de *cava (« chouette », voir cavannus) et sorex (« souris »), littéralement « chouette-souris ». Le mot a éliminé le classique vespertilio en Gaule du Nord.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
chauve-souris chauves-souris
\ʃov.su.ʁi\
 
Une chauve-souris (1)
 
Armoiries avec 2 chauves-souris (sens héraldique)

chauve-souris \ʃov.su.ʁi\ féminin (orthographe traditionnelle)

  1. Genre de mammifère volant, de l’ordre des Chiroptères, aux ailes membraneuses qui ressemble à une souris par la forme et la grosseur de son corps.
    • On constate, en outre, que la chauve-souris peut voler malgré l’ablation d’une notable étendue de la membrane de ses ailes, pourvu que la partie restante corresponde aux espaces interdigitaux. — (Étienne-Jules Marey, Le Fusil photographique, dans La Nature - Revue des sciences, 1882, page 326)
    • Il est vrai que les hannetons et les chauves-souris, par exemple, ont une façon de voler qui nous semble déraisonnable ; mais elle ne le semble ainsi qu’à nous autres dont ce n’est pas la fonction de voler. — (Franc-Nohain [Maurice Étienne Legrand], Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
  2. (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée de face, ailes étendues (parfois surqualifiée de volante).
    • D’argent aux deux chauves-souris volantes de sable, l’une sur l’autre, au chef d’azur chargé d’une fleur de lys d’or, qui est d’Ourdis-Cotdoussan → voir illustration « armoiries avec 2 chauves-souris »

Variantes orthographiquesModifier

DérivésModifier

SynonymesModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   chauve-souris figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : arme.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

  • Émile Littré (1801-1881) indique : « (chô-ve-sou-ri ; l’s se lie dans le parler soutenu : la chau-ve-sou-ri-z et la belette) » [ÉL].
  • En 1897, Paul Passy a donné la prononciation « (ʃofsuri) »[1].

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  • Paul Passy (1859-1940), Abrégé de prononciation française, phonétique et orthoépie, avec un glossaire des mots contenus dans le français parlé, publié à Leipzig par O.R. Reisland en 1897, 51 pages, page 23 ; en ligne https://archive.org/stream/abrgdepronon00passuoft#page/22/mode/2up .