FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De lit.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
litière litières
\li.tjɛʁ\

litière \li.tjɛʁ\ féminin

  1. Paille ou autre espèce de fourrage que l’on répand dans les écuries, dans les étables pour que les bêtes puissent s’y coucher.
    • Lorsque Hans, c’était le nom que le comte donnait à son cheval, eut été attaché à l’une des places vacantes, que sa litière eut été confortablement garnie de paille, son auge d’avoine et son râtelier de foin, le chevalier songea alors à lui-même, […]. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
    • « Quand faucheras-tu donc le pré de la Cure ? L’herbe pourrit sur pied ; ça ne fera même pas de la litière. Les Berle ont fauché avant nous ; ils ont eu le soleil, eux ! Il n’y en a que pour les mêmes. M’entends-tu ? Quand tu resteras là à te regarder les doigts ! » — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 147)
  2. (Vieilli) Sorte de lit ordinairement couvert, porté sur des brancards par des chevaux, des mulets et quelquefois des hommes.
    • La cour était pleine d’écuyers, de valets, de chevaux et de litières, car, ainsi que nous l’avons dit, il y avait fête à Godesberg. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
    • Ils escortaient une litière richement tapissée, qui s’arrêta en face du roi. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre XI)
    • Je la laissai s’arranger dans sa lettica et je m’installai de mon mieux dans la mienne. Ces voitures, sans roues, sont portées par deux mules, l’une à l’avant et l’autre à l’arrière. Cette sorte de litière ou de chaise est d’un usage ancien. J’en vis bien souvent de semblables figurées sur des manuscrits français du quatorzième siècle. Je ne savais pas alors qu’une de ces voitures serait un jour à mon usage. Il ne faut jurer de rien. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 55.)
    • Derrière eux vient une litière fermée recouverte de maroquin et pourvue, devant et derrière, de brancards entre lesquels marchent des mules richement harnachées. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 118)
    • Passionné par le jeu, il rédigea une méthode sur la pratique des dés et fit même installer dans sa litière ce que nous apellerions aujourd’hui un damier de voyage qui restait stable malgré le cahotement de la route. — (Pierre Renucci, Claude, Perrin, Paris, 2012, page 54)
  3. (Biogéographie) (Écologie) (Pédologie) Matière organique des débris végétaux amassée sur le sol.
    • La restitution de K est assurée, à parts à peu près égales, par le pluviolessivage des feuilles jaunissantes (24 kg/ha/an), la litière des arbres (27 kg/ha/an) et la strate herbacée (26 kg/ha/an), […]. — (Productivité des écosystèmes forestiers : actes du Colloque de Bruxelles organisé par l'Unesco et le Programme biologique international (27-31 octobre 1969), Unesco, 1971, p.537)
    • Disposant de peu d’énergie, les plantes du sous-bois ne peuvent produire que de très petites graines et ces dernières, lorsqu’elles germent, mourraient si elles se laissaient enfouir sous la litière (...) — (Luc Jacquet et Francis Hallé, Il était une forêt, Actes Sud, 2014, p.38)
    • En supprimant les feuilles mortes dans les parcs et jardins sous les arbres et arbustes et même entre les plantes vivaces, les souffleurs appauvrissent la terre, l'assèchent, détruisent la litière et ses habitants (invertébrés) et donc privent les oiseaux insectivores et les autres prédateurs de leur nourriture.— (Les souffleurs de feuilles mortes sont néfastes pour les oiseaux des parcs et des jardins, ornithomedia.com, 15 octobre 2015)

SynonymesModifier

débris végétaux sur le sol

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   litière figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : lit.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • litière sur l’encyclopédie Wikipédia  

AnagrammesModifier

RéférencesModifier