Utilisateur:Renard Migrant/abréviations en ancien français

Liste (sans doute incomplète) d’abréviations dans les manuscrits en ancien français

UnicodeModifier

 
Ms. 19525 de la BnF. « Sa grant honor· a gn̈t dolor ÷ tornee »
  • Tilde
    Sur des voyelles, ã ẽ ĩ õ ũ. Il sert à remplacer voyelle-n. Par exemple ensãglenté (ensanglanté) , ou, devant b, m ou p, à remplacer voyelle m derũpre (derumpre). Devant b, m ou p, on pourrait également remplacer par voyelle-n (on trouve chanbre, enmener, etc. en ancien français). Voir l’extrait du ms. 19160 ci-dessous.
    Le macron sur une voyelle est, en effet, le même symbole, mais écrit rapidement il paraît d’être une ligne droite.
    Sur des consonnes, b̃ g̃ m̃ l̃ q̃ r̃ t̃. Sert à remplacer consonne-er. Par exemple (mer) t̃re (terre). Pour cheval̃, on pourrait penser à le transcrire comme chevalier, mais chevaler est une forme ancienne ou anglo-normande (cf. La Chanson de Roland sur Wikisource).
    mlt̃, molt, moult, etc. On trouve aussi mlt sans tilde.
    nr̃e, nostre ; vr̃e, vostre. À vrai dire, le tilde est le sur mot et non simplement sur le r, mais le r est la lettre médiale.
 
9plexion (complexion).
  • Q avec tilde (). « Que », soit seul ou dans un mot qui contient les lettres que.
  • P barré à travers la descendante (ꝑ). Sert à remplacer par, le mot par ou les lettres par dans un mot. Par exemple ꝑler (parler, on ne met pas ꝑ en italiques parce que ça rend le symbole inaffichable). Sert aussi à remplacer les lettres per, par exemple ꝑdu (perdu).
  • Et tironien ( Lien avec code de langue inconnu !), et, ou e.
  • On trouve également & dans la Passion du Christ (circa 980) et & dans les mots (P&re, Petre, le moderne Pierre).
  • Gñt, voir gn̈t ci-dessous.

Unicode, mais pas un symbole dédiéModifier

  • ÷, « est » tironien. Voir l’image du ms. 19525 de la BnF.
  • 9, « con » tironien. Voir l’image complexion (Albucasis, XIVe siècle).

Hors de Unicode, ou incertainModifier

 
Ms. 19160 de la BnF. « Sor le sinq̓me mlt̃ richemẽt le fit »
  • Tilde vertical, comme le tilde sur une consonne, sert à remplacer consonne-er. Le symbole ◌̾ existe, mais pas en combinaison avec une lettre. Voyez la dernière image.
  • Consonne avec trait vertical, sert à remplacer consonne-ri, par exemple p̓s (pris). est un symbole d’approximation.
  • Q avec trait vertical, « qui ». Ne pas confondre avec q avec tilde ci-dessus. Par exemple q̓l (qu’il) est un symbole d’approximation.
  • Voyelle au-dessus d’une lettre, ça sert à remplacer r-voyelle par exemple pu (pur) ou top (trop). Ici avec <sup></sup> et non avec un symbole de Unicode. Et la voyelle est normalement directement au dessus de la consonne.
    Dans le Chanson de Guillaume, on trouve qons (quons, variante de cuens) et qor (quor, variante de cuer), etc.
 
« N'en fuit mie li bon quons Willames ». Will̃e est aussi une abréviation ; les abréviations des noms de personne sont trop nombreuses pour essayer d’en faire une liste.
  • Le symbole pour -s qui paraît comme une grande apostrophe, n (nus), v (vus), doler (dolerus).
  • Tréma sur une consonne. Sert à remplacer ra. Par exemple, gn̈t (grant), fn̈che (franche), ou qn̈t (quant), tv̈ailler (travailler, La Chanson de Guillaume f. 13v, b., 11e ligne). Le symbole ressemble à un tréma, mais je n’ai pas trouvé de source qui donne le nom de ce symbole.
    Devant q, il sert à remplacer ua. Qn̈t (quant, comme gn̈t, très répandu).
    La variante gñt, plus rare, est pourtant conforme à Unicode.
  • Une variante de que (probablement tironienne) qui paraît comme qʒ ou q;. Par exemple tresq;
 
tresq; il vendreit de aurer Tervagant (le tilde vertical sur le t de 'tvagant n’est pas possible à écrire.)
 
Vie de saint Léger, Xe siècle, « lesbiq; » (l’ebisque).
 
mt avec tilde pour -ment. Pas une abréviation, mais ligature 'nt', que l’on trouvé également dans La Passion du Christ de Clermont.
 
Philippe de Thaon, le Livre de Sibile, manuscrit 25407 de la BnF :

Si cum ꝓphete ou dit
Pur veir en lur escrit