barbarisme

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIIe siècle) Du latin barbarismus (« expression vicieuse ») → voir barbare au sens premier (latin barbarus du grec barbaros, « personne ne parlant ni grec ni latin ») et suffixe -isme.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
barbarisme barbarismes
\baʁ.ba.ʁism\

barbarisme \baʁ.ba.ʁism\ masculin

  1. (Linguistique) Mot ou forme incorrecte, ou dont le sens est altéré, dévié. → voir impropriété et solécisme
    • Un barbarisme heureux reste dans une langue sans la défigurer ; des solécismes ne s’y établissent jamais sans la détruire. — (Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, 1848)
    • Par un barbarisme de la basse latinité, on a dit essere au lieu de esse, pour se conformer à la terminaison ordinaire des infinitifs latins; essere ensuite a été contracté en ser; et le futur est composé de cet infinitif et du présent du verbe auxiliaire: ser-ai, ser-as, ser-a. — (August Wilhelm von Schlegel, Observations sur la langue et la littérature provençales, Paris : Librairie grecque-latine-allemande, 1818, p. 92 (dans les notes))
    • Il y a (dit Voltaire sur un vers du Cid) un dictionnaire d’orthographe où il est dit qu’« invaincu » est un barbarisme. Non ; c’est un terme hasardé et nécessaire. Il y a deux sortes de barbarisme, celui des mots et celui des phrases. Égaliser les fortunes pour égaler ; éduquer, pour donner de l’éducation, voilà des barbarismes de mots. — (François Génin, « De l’Étymologie », chap. 1 de Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue française, 2e éd., Paris : chez Chamerot, 1858, p. 28)
    • — Jusque midi, je corrige les devoirs de mes élèves. Ce n’est pas amusant…
      — Ah ?
      — De lire quinze copies qui, s’il y avait un barbarisme à faire, le contiennent quinze fois. Au crayon rouge, j’inscris mes notes dans le coin : mal, très mal, inepte…
      — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 97-98.)
    • Quant au terme « érotisme », il n'est pas plus dans le Littré qu’humanisme, ces barbarismes étant nés au même moment engendrés par un même père ; la fascisation. — (Thérèse Plantier, Le discours du mâle : logos spermaticos, Paris : Éditions Anthropos, 1980)
  2. (Par extension) Faute contre la règle ou le bon goût.
  3. (Par confusion avec barbarie) Acte qui relève de la barbarie.
    • La première sélection des écrits de Maurras présentés en traduction au public britannique est donc condamnable à l'avance, parce que contaminée dès le point de départ par sa présupposée affinité avec le barbarisme nazi. — (Charles Maurras et la vie française sous la Troisième République, actes 1er Colloque Maurras, Aix-en-Provence les 6, 7 et 8 décembre 1968, Université d'Aix-Marseille : Institut d'études politiques, Centre Charles Maurras, 1972, p. 108)
    • Dès le printemps 1940, il invite ses disciples à refuser de se « plier au barbarisme hitlérien » et publie au début de l'été 1940 un appel pour exhorter les chrétiens « à résister, du moins spirituellement, à la folie allemande qui horrifie les hommes ». — (Philippe Souleau, « Bordeaux, enjeu stratégique de la Seconde Guerre mondiale », dans Les villes en guerre (1914-1945), sous la direction de Philippe Chassaigne & ‎Jean-Marc Largeaud, Armand Colin, 2004, p. 52)
    • Je ne supporte plus ce que l'Homme me force à faire. Sa haine, sa violence, son barbarisme, je n'en suis pas responsable. — (Razik Alex Menidjel, Les Premiers pas, Éditions Publibook, 2005, p. 144)
    • Je ne supporte plus cette violence, dit-elle. Où que j'aille à Londres, je ne vois que barbarisme et cruauté. — (Peter Ackroyd, William et Cie, traduit de l'anglais pat Bernard Turle, Éditions Philippe Rey, 2006, chap. 11)
    • Puis-je demander au lecteur, […], de se vider l'esprit des images de ce monde, ravagé par les quelques millénaires post-néolithique de barbarisme ; cet antimonde qui se mirait sans cesse dans ses miroirs déformants... — (Pierre Meyer, Un siècle et demi après la fin du Monde, Éditions Publibook, 2011, p. 9)
    • […] si cette action était démontrée à l'encontre de Morelli, elle constituerait un crime de droit commun, l'achèvement d'un blessé étant un acte de barbarisme odieux, contraire aux lois de l'honneur et de la guerre, depuis longtemps indiscutées par les nations civilisées, et ce fait étant prévu par les dispositions de l'article 233 du Code pénal français. — (Jurisprudence française, 1807 à 1952. Période 1807-1926, page 730, André Bruzin, Jean Nectoux, 1954 - NOTE : Le Journal du droit international, vol. 57, 1930, p. 109, pour la même phrase use du mot "barbarie".)

NotesModifier

L’emploi (3) résulte d’une confusion avec barbarie. Il n’est pas référencé dans les dictionnaires, mais il est attesté dans une poignée [1] d’ouvrages édités. Cet emploi est aussi condamné par les grammairiens.

SynonymesModifier

(1)

HyperonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

ParonymesModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

Ancien occitanModifier

 

ÉtymologieModifier

Du latin barbarismus (« expression vicieuse ») → voir barbare au sens premier (latin barbarus du grec barbaros, « personne ne parlant ni grec ni latin ») et suffixe -isme.

Nom commun Modifier

barbarisme masculin

  1. Barbarisme.

CatalanModifier

ÉtymologieModifier

Du latin barbarismus (« expression vicieuse ») → voir barbare au sens premier (latin barbarus du grec barbaros, « personne ne parlant ni grec ni latin ») et suffixe -isme.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
barbarisme
\bəɾ.bəˈɾis.mə\
barbarismes
\bəɾ.bəˈɾis.məs\

barbarisme \bəɾ.bəˈɾis.mə\ masculin

  1. (Linguistique) Barbarisme.

Voir aussiModifier

  • barbarisme sur l’encyclopédie Wikipédia (en catalan)  

NéerlandaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin barbarismus (« expression vicieuse ») → voir barbare au sens premier (latin barbarus du grec barbaros, « personne ne parlant ni grec ni latin ») et suffixe -isme.

Nom commun Modifier

barbarisme \Prononciation ?\

  1. (Linguistique) Barbarisme.

PrononciationModifier

Prononciation manquante. (Ajouter)

OccitanModifier

ÉtymologieModifier

Du latin barbarismus (« expression vicieuse ») → voir barbare au sens premier (latin barbarus du grec barbaros, « personne ne parlant ni grec ni latin ») et suffixe -isme.

Nom commun Modifier

barbarisme \Prononciation ?\ masculin

  1. (Linguistique) Barbarisme.

RéférencesModifier