Français modifier

Étymologie modifier

(Date à préciser) Dérivé de ferrer, avec le préfixe en-.

Verbe modifier

enferrer \ɑ̃.fe.ʁe\ ou \ɑ̃.fɛ.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’enferrer)

  1. Percer avec la pointe d’une épée, d’une baïonnette, etc.
    • Enferrer son ennemi.
  2. (Technique) Placer des coins de fer dans les fissures des blocs d'ardoise dans le but de les fendre.
  3. (Pronominal) Se jeter sur l'épée de son adversaire.
    • Ils se sont enferrés l’un l’autre.
    • Après deux ou trois reprises, Perret crut devoir prendre le contre-pied de ce que lui avait dit son adversaire ; il se précipita sur Ménuel et s’enferra de lui-même. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
  4. (Par extension) (Pronominal) (Sens figuré) (Familier) S’engager imprudemment par ses paroles ou ses actions dans une voie d’où on ne peut plus se dégager.
    • Grâce à l’argumentation toute scolastique de son interlocuteur, le comte venait de s’enferrer lui-même. Il s’en aperçut un peu tard. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
    • Il sentait qu’il s’enferrait et il n’était pas capable de s’arrêter. Sans compter qu’il était de plus en plus rouge et que tout le monde pouvait deviner son embarras. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 57)
    • Le rap s’africanise, se « maghrébise », s’islamise en s’enferrant dans une contradiction existentielle : faire disparaître la réalité qui constitue le corollaire de son identité. — (Serge Dillaz, Vivre et chanter en France : 1981-2006, 2005, page 335)
    • La pire erreur serait de s’enferrer dans une lutte manichéenne qui nous condamne à tourner en rond. — (Josée Legault, Joyce Echaquan: un rapport qui glace le sang, Le Journal de Montréal, 6 octobre 2021)

Traductions modifier

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Prononciation modifier

Anagrammes modifier

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Références modifier