Étymologie

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(1845)[1] Dérivé de biffer, avec le préfixe im- et le suffixe -able. Cet adjectif est surtout utilisé en phénoménologie pour traduire le terme allemand undurchstreichbar, utilisé par le philosophe Edmund Husserl.

Adjectif

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Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
imbiffable imbiffables
\ɛ̃.bi.fabl\

imbiffable \ɛ̃.bi.fabl\ masculin et féminin identiques

  1. (Rare) (Philosophie) ou (Littéraire) Que l’on ne peut pas rayer, biffer, supprimer.
    • Il ne pouvait s’empêcher de garder d’elle, par-delà la dégradation, l’imbiffable souvenir de l’éternelle beauté. — (Marcel Moreau, Issue sans issue, L’Éther Vague, Toulouse, 1985, page 93)
    • Ou bien, si nous prenons n’importe quelle représentation décidée en soi, est-ce qu’à son être visé, à ce qui est donné en elle sur le mode de la certitude de croyance, correspond un être en soi définitif un tant que vrai et pour toujours imbiffable ? — (Edmund Husserl, De la synthèse passive: logique transcendantale et constitutions originaires, traduction par Bruce Bégout et Jean Kessler, Jérôme Millon, Grenoble, 1998, page 184)
    • Ici, il s’agit au contraire de montrer que ce présent fonctionnel vivant est une certitude apodictique imbiffable, un factum au-delà duquel on ne peut remonter, et est donc, en ce sens, immédiat et absolu, en tant que factum absolu, qui est la condition transcendantale la plus profonde de la possibilité de toutes les fonctions et de leurs effectuations. — (Ludwig Landgrebe, La phénoménologie comme théorie transcendantale de l’histoire, traduction par Guillaume Fagniez et John Tryssesoone, dans Alter, revue de phenoménologie, n° 25, 2017)

Dérivés

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Traductions

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Références

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  1. Figure dans la seconde édition de Enrichissement de la langue française : dictionnaire de mots nouveaux de Jean-Baptiste Richard de Radonvilliers, Paris, 1845, page 222.