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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Sens 1) (1640) De poisson et poissonnière avec le suffixe -arde.
(Sens 2) (1932) De poix ou poisse avec le suffixe -arde.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
poissarde poissardes
\pwa.saʁd\

poissarde \pwa.saʁd\ féminin (pour un homme on dit : poissard).

  1. (Péjoratif) Personne grossière et vulgaire.
    • Sa beauté de Junon, son grand corps majestueux se fondait dans une fureur de poissarde. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
    • Pauline éleva la voix et se mit à l’engueuler avec son répertoire de poissarde. — (Guy de Maupassant , La femme de Paul, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 231.)
    • Et là une bagarre de poissardes, ivres ; un peu plus loin un seul policeman et des maisons tapies dans l’ombre, de hautes maisons, des maisons à dôme, des églises, le Parlement, et la trompe d’un bateau à vapeur sur le fleuve, un son creux, comme une corne de brume. — (Virginia Woolf. Mrs. Dalloway, 1925. Traduction de Marie-Claire Pasquier, version parue dans la Bibliothèque de la Pléiade. Folio classique, Gallimard, 1994. p. 280)
    • Et voilà notre poissarde qui s’échauffe, emplit l’air de ses clameurs. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
  2. (Familier) Malchanceuse, poursuivie par la déveine, la poisse.
    • J’AI GAGNÉ ! Le hasard m’a choisie. Moi, Adèle Joly, la poissarde professionnelle, j’ai été tirée au sort ! — (Felicity Stuart, Love me (if you can), Paris, Éditions addictives, vol. 3).

TraductionsModifier

Forme d’adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin poissard
\pwa.saʁ\

poissards
\pwa.saʁ\
Féminin poissarde
\pwa.saʁd\
poissardes
\pwa.saʁd\

poissarde \pwa.saʁd\

  1. Féminin singulier de poissard.
    • Aucun des associés de Raymond Tournier n’a reconnu Dirk Rummenigge sur la photo que nous leur avons montrée. Idem dans les clubs de foot de la région : inconnu au bataillon. Rien de rien. Je suis poissarde. — (Maxime Gillio, Les Disparus de l’A16, Paris, Flammarion — J’ai Lu, 2016, p. 129).

RéférencesModifier