FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

En ancien français routure, du latin ruptura (« action de briser la terre »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
roture rotures
\ʁɔ.tyʁ\

roture \ʁɔ.tyʁ\ féminin

  1. (Histoire, Moyen Âge) (Vieilli) Défrichement, puis terre défrichée, puis le sens glissa vers celui de petite culture.
  2. (Histoire) État d’une personne ou d’un héritage qui n’est pas noble.
    • Les récits ne disent pas clairement si sa fortune est en rapport avec celle de Barbe-Bleue, ce silence suggère qu'il est ostensiblement riche, mais qu'il a une tare cachée, la roture. — (Catherine Velay-Vallantin, L’Histoire des contes, Fayard, 1992)
    • Terre en roture.
    • Ce n’était pas un fief, une seigneurie, c’était une roture, ce n’était qu’une roture.
    • Posséder en roture.
  3. (Collectivement) (Au singulier) Ensemble des roturiers, en tant que classe sociale.
    • Si la noblesse peut revendiquer dans le passé les hauts faits d'armes et le renom militaire, il y a aussi une gloire pour la roture, celle de l'industrie et du talent. — (Augustin Thierry, Lettres sur l'histoire de France, 1e lettre, 1820, dans Philosophie des sciences historiques, publié par Marcel Gauchet, Presses Univ. Septentrion, 1988, p.57)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   roture figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : bourgeoisie.

TraductionsModifier

DérivésModifier

SynonymesModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier