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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

→ voir souffrir

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
souffrance souffrances
\su.fʁɑ̃s\

souffrance \su.fʁɑ̃s\ féminin

  1. Douleur physique ou morale, état de celui, de celle qui souffre.
    • Simplement une douleur infinie, une souffrance continue, sans trêve ni repos, la souffrance cruelle et injuste des êtres inconscients, enfants ou animaux, qui n’ont même pas l’amère consolation de comprendre pourquoi et comment ils souffrent… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • Ne plus s’aimer, c’est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • Les jours qui suivirent furent pour la malheureuse fillette, qui découvrait à la fois l’amour et la souffrance, un supplice de tous les instants. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l'Amour et de la Mort », 1940)
    • Elle allait mourir dans des souffrances atroces, sans que rien pût la soulager. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Un des effets les plus immédiats de la souffrance est le repliement, pour ne pas dire l'enfermement sur soi. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, p. 124)
  2. (Droit) Tolérance en vertu de laquelle on accepte certaines choses que l’on pourrait empêcher.
  3. (Architecture) Jour de souffrance : ouverture dans un mur laissant passer la lumière mais empêchant la vue sur la propriété voisine.
    • Au milieu des tuiles inclinées, entre deux chevrons, on a ménagé un jour de souffrance, fixe et vitré. — ( Roger Martin du Gard, Vieille France, Gallimard, 1933 ; éd. Le Livre de Poche, p. 121.)


DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier