térébinthe

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIIe siècle) Du latin terebinthus.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
térébinthe térébinthes
\te.ʁe.bɛ̃t\
 
Un térébinthe en fleur.
 
Fruits de térébinthe.

térébinthe \te.ʁe.bɛ̃t\ masculin

  1. (Botanique) Arbuste résineux au bois dur, à feuilles imparipennées caduques, à petites fleurs en grappes serrées, dont les petits fruits sont blancs, puis roses, rouges et enfin bruns.
    • On fait au tronc et aux grosses branches du térébinthe des incisions d’où coule une résine appelée térébenthine.
    • Le térébinthe présente souvent des galles en forme de corne dues surtout à des pucerons et qui ont servi à faire une teinture rouge.
    • Dans chaque maison, il trouva le même spectacle de cadavres, de grimaces, de chairs bleues, de déjections laiteuses et cette odeur abominable, sucrée et putride, semblable à l’odeur des calices de térébinthes mangeurs de mouches. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 54)
    • Autour de moi sont les ébènes aux troncs lisses, les térébinthes, les colophanes, les figuiers sauvages, les sycomores. — (J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d'or, Gallimard, 1985)
    • Le soir, seul avec elle, il passait son temps à dresser la liste des plantes indigènes de l’Éden, térébinthe et grenade, hysope et coriandre. — (Ruth Rendell, Le paradis à la carte, nouvelle, 1999, traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj, pages 43-44)
    • Alors qu’aucun bruit ne s’élevait encore des places ou des rues, déjà, sur les chemins qui serpentaient vers les remparts, arrivaient les chameliers de Damas, les femmes portant sur leurs têtes des panières de raisins, au bras des roses de Jéricho qu’elles allaient vendre, sous les térébinthes, aux portes de la ville. Tout convergeait déjà vers Jérusalem. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, réédition Le Livre de Poche, page 72)

VariantesModifier

  • En biologie, le genre, premier mot du nom binominal et les autres noms scientifiques (en latin) prennent toujours une majuscule. Par exemple : Homme moderne : Homo sapiens, famille : Hominidae. Quand ils utilisent des noms en français, ainsi que dans d’autres langues, les naturalistes mettent fréquemment une majuscule aux noms de taxons supérieurs à l’espèce (par exemple : les Hominidés, ou les hominidés).
    Un nom vernaculaire ne prend pas de majuscule, mais on peut en mettre une quand on veut signifier que l’on parle non pas d’individus, mais de l’espèce (au sens du couple genre-espèce), du genre seul, de la famille, de l’ordre, etc.

SynonymesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

HyperonymesModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier