Français modifier

Étymologie modifier

(Sens 1) : Du latin alburnum, de albus (« blanc) », l'aubier étant de couleur blanche.

La faiblesse de l'étymon alburnum reste difficile à expliquer. Elle a donné lieu à une multiplicité de dérivés par substitution de suffixes (aulbain, aubier, aubel, aubeau, aubour, albec étant la forme gasconne), d'où le nombre important de formes rencontrées au Moyen Âge et l'indécision entre les formes aubier et aubour, indécision qui subsiste encore sauf dans le domaine de la marine où il est toujours désigné par aubour.

(Sens 2) : Du latin tardif albărus, qui a donné les équivalents albar en occitan, albaru en corse et àlber en catalan, pour désigner les mêmes arbres.

Ceux-ci ayant un bois blanc, sans duramen apparent, la contamination pourrait bien expliquer le changement mystérieux de suffixe pour le sens 1.

Nom commun modifier

Singulier Pluriel
aubier aubiers
\o.bje\
 
L'aubier de ce tronc est la partie claire entre le cœur et l'écorce (1).

aubier \o.bje\ masculin

  1. (Botanique) Partie de bois d’arbre tendre et claire qui est entre l’écorce et le duramen.
    • Il regarda la tranche. Le cœur était plus tendre, et même nettement pourri sur un bon peu, mais il restait tout l’aubier. — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 71, Robert Laffont, 1968)
    • L’aubier est la partie vivante du bois. Situé immédiatement sous l’écorce, il est gorgé de sève. On l’appelle parfois à tort seconde écorce ou écorce interne. — (Tordjman Nathalie, Le tilleul, 96 p., page 83, 1995, Actes Sud, Le nom de l'arbre)
    • […] tandis qu’au contraire Butscha, […] fouillait la vie et les actions de Canalis, en échappant par sa petitesse à tous les yeux, comme un insecte qui fait son chemin dans l’aubier d’un arbre. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • L’ouvrier se sert d'une lame courte et tranchante, engagée dans un manche d’os, avec laquelle il pratique, au bas de l’arbre, une entaille circulaire et assez profonde pour arriver jusqu'à l’aubier. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 174)
  2. (Botanique) (Vieilli) Un des noms usuels du saule et du peuplier blanc.
  3. (Viticulture) (Vieilli) Cépage de raisin blanc.
    • Il n'existe donc aucune raison plausible pour lui adjoindre aucun autre cépage dans les vignes dont les produits sont destinés à la distillation, pas même le colombar, qui se comporte le mieux après lui, et encore moins la chalosse, la balustre, le saint-pierre, le blanc ramé, l’aubier, la franche, le pouillot, le muscadet, le clairet, dont les allures sont bien différentes parmi les cépages blancs. — (Jules Guyot, Culture de la vigne dans la Charente-Inférieure, dans le Journal d'agriculture pratique, Paris : La Maison rustique, 1862, vol.1, page 324)

Synonymes modifier

Traductions modifier

Traductions à trier modifier

Prononciation modifier

Anagrammes modifier

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Voir aussi modifier

  • aubier sur l’encyclopédie Wikipédia  

Références modifier

Ancien français modifier

Nom commun modifier

aubier *\Prononciation ?\ masculin

  1. Variante de hobier.

Références modifier