FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) De l’ancien français chipe (« chiffon »).

Verbe Modifier

chiper \ʃi.pe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Familier) Dérober un objet de peu de valeur. Prendre ce qui est à autrui.
    • Une paysanne oubliait-elle son seau au bord du puits, il chipait le seau. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
    • La cité mosane prospère tant et si bien qu’en 1905, elle réussit à chiper à Bruxelles la célébration du 75e anniversaire de l’indépendance, tout en affirmant sa différence, sa « wallonitude ». — (Christine Renardy, Liège et l’Exposition universelle de 1905, 2005, page 18)
  2. (Argot) Faire tomber amoureux ; énamourer.
    • Leur instinct, leur vitalité, leur substance les jette vers la pâture ; une irrésistible séduction les chipe aux entrailles. — (Léon Frapié, Le sou, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 180)
    • Ça n’aurait pas duré, ça ne pouvait pas durer avec ta femme […] Je suis arrivé, sans le savoir, au moment précis… J’avoue que j’ai été chipé, ce qui s’appelle chipé. Qu’arrivera-t-il ? — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 163)
    • Voyons, petit, tu sais bien que la frangine à Louis, la Nénette, est chipée pour ta pomme — (Jean Galtier-Boissière, La Bonne vie, Bernard Grasset, 1925)
    • Je ne sais pourquoi j'allais danser
      A Saint-Jean au musette,
      Mais quand un gars m'a pris un baiser,
      J'ai frissonné, j'étais chipée
      Comment ne pas perdre la tête […]
      (Mon amant de Saint-Jean, chanson, 1942, paroles de Léon Agel.) — → lire en ligne)
  3. (Tannerie) (Vieilli) Donner le chipage aux peaux.

SynonymesModifier

Dérober

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

RéférencesModifier

AnagrammesModifier