FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De coquet.

Verbe Modifier

coqueter \kɔ.kə.te\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Familier) User de coquetterie ou échanger des propos galants.
    • Le château, ranimé par un bain de soleil, se défublait de ses mines grognonnes, rajeunissait, s’affétait, coquettait, pour son départ. — (Joris-Karl Huysmans, En rade, Paris : Tresse & Stock, 1887, page 306)
    • Mais je vous aime de toutes mes forces, non pas pour coqueter pendant une saison et m’en aller aux vacances ensuite. — (Willy [Henry Gauthier-Villars] et Sidonie-Gabrielle Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, page 61)
    • Il reste en extase devant Aimée qui coquette avec lui, et joue de ses paupières aux cils frisé, tandis que mademoiselle Sergent le contemple avec des yeux attendris de belle-mère qui a casé sa fille. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, 1900, Le Livre de Poche, page 76)
    • Les jeunes femmes ont un sens aigu de ce qu’il convient de faire et de ne pas faire quand on a cessé d’être jeune. « Je ne comprends pas, disent-elles, que passé quarante ans on se teigne en blond ; qu’on s’exhibe en bikini ; qu’on coquette avec les hommes. Moi, quand j'aurai cet âge-là... » — (Simone de Beauvoir, La Force des choses, Éditions Gallimard, 1963, chapitre 6)
    • (Figuré) Le souci qu’ils avaient de raconter ces destins individuels les a entraînés parfois à coqueter avec le populisme. — (Jean-Paul Sartre, Qu’est-ce que la littérature ?, chapitre IV ; Éditions Gallimard, collection Idées, Paris, 1970, page 242)

VariantesModifier

DérivésModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier