disgrâce

Voir aussi : disgrace

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIVe siècle) De l’italien disgrazia. Il y eut en ancien français le mot desgrace.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
disgrâce disgrâces
\dis.ɡʁɑs\

disgrâce \dis.ɡʁɑs\ féminin

  1. Perte, privation des bonnes grâces d’une personne puissante, d’une autorité.
    • O mon père, je vous aime et vous vénère, que vous me prodiguiez des trésors de votre bonté, ou les rigueurs de la disgrâce— (Honoré de Balzac, La Femme de trente ansch. V, Paris, 1832 ; p. 130)
    • Si les cinq ou six complaisants qui témoignaient une amitié si paternelle à Julien eussent déserté l'hôtel de La Mole, la marquise eût été exposée à de grands moments de solitude ; et, aux yeux des femmes de ce rang, la solitude est affreuse : c'est l'emblème de la disgrâce. — (Stendhal, Le Rouge et le noir, 1830)
  2. (Figuré) État de celui que la fortune ne favorise guère.
    • Il lui est survenu une disgrâce. Voilà une étrange, une cruelle disgrâce. Pour comble de disgrâce. Que de disgrâces!
  3. Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
    • Cette plante vient du Mexique, où l’on mange ses racines cuites sous la cendre. Dès le commencement du siècle dernier, on la cultivait en France comme plante alimentaire. Toutefois elle ne tarda pas à être rejetée à cause du goût trop aromatique de ses racines; mais cette disgrâce fît sa fortune, car elle ne disparut de nos potagers que pour entrer dans nos jardins.— (Charlotte de Latour, Un bouquet de Dahlias dans Le langage des fleurs (Neuvième édition augmentée de plusieurs chapitres ornée de douze gravures coloriées et de nombreuses vignettes dans le texte), Paris, 1861, p.73)

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier