FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIIe siècle) Dérivé de enfant avec le suffixe -in. S'emploie par extention (1816) afin de qualifier ce qui est d'une grande simplicité, et péjorativement ce qui est puéril, et comme adjectif déterminant « formé d'enfants ».

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin enfantin
\ɑ̃.fɑ̃.tɛ̃\
enfantins
\ɑ̃.fɑ̃.tɛ̃\
Féminin enfantine
\ɑ̃.fɑ̃.tin\
enfantines
\ɑ̃.fɑ̃.tin\
 
Fronton d'une école enfantine.

enfantin

  1. Qui a le caractère de l’enfance.
    • Depuis quelque temps, une idée singulière venait le hanter et quoique la sachant bien enfantine, bien irréalisable, il s'y abandonnait, y trouvant une jouissance étrange… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • Le Pacha ne put retenir son sourire devant ces farces enfantines. Il reprit son expression la plus sévère pour admonester les deux femmes. — (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940)
    • Acceptons que le courage militaire demeure l'apanage d'une caste enfantine et bruyante, et ne se répande pas, comme l'a fait la Légion d’honneur, son insigne, parmi les professeurs, les contrôleurs, les peintres… — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
    • « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, n° 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
  2. Qui est composé d'enfants.
  3. (En particulier) (Éducation) Qui est destiné aux jeunes enfants.
  4. Qui est intelligible par les enfants.
  5. (Par extension) Qui est extrêmement simple.
    • Pour les jeunes ou les quadras qui se remettent à la moto après plusieurs années d’abstinence, elle offre une prise en main enfantine. — (Journal 20 minutes, no 1017, 25 août 2006)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier