FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1642) Dérivé de goinfre avec la désinence -er.

Verbe Modifier

goinfrer \ɡwɛ̃.fʁe\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se goinfrer)

  1. (Familier) (Intransitif) Manger beaucoup et gloutonnement, s’empiffrer.
    • La ration de l’engagé fait seulement la moitié de la semaine, et l’autre moitié papa et maman vont goinfrer chez les autres. — (Marius-Ary Leblond, Les Sortilèges, 1905)
  2. (Familier) (Transitif) Faire manger quelqu’un avec excès.
    • De chouettes gens (...) qui me goinfrent de repas au Quirinal — (Fernand Trignol, Pantruche ou les mémoires d'un truand, 1946).
  3. (Argot) (Transitif) Fournir largement.
    • Tous mes crevards, que je dois goinfrer de pognon, pour (...) qu’ils aient pas le temps (...) de devenir curieux — (Albert Simonin, Touchez pas au grisbi, 1953.).
  4. (Argot) ((Pronominal)) S’en mettre plein les poches, soutirer un maximum d’argent.
    • On arque vers l’entrée de cette citadelle conçue par Walt Disney et interprétée par des architectes bien décidés à se goinfrer. — (San Antonio, Trempe ton pain dans la soupe, S-A 173, Fleuve Noir, 1999).
    • J’ai pas l’intention de me goinfrer de la part de Riton. — (Albert Simonin, Touchez pas au grisbi, 1953.)
    • Avec tous les millions d'euros de commissions occultes et de fonds détournés que tu t'es goinfrés ces dernières années, tu es prié de payer ta tournée, et pas au Sidi Brahim : au Mouton Rothschild, minimum ! — (Didier Porte, « Môssieur Charles... », le 5 janvier 2009 (Le Fou du roi), en recueil dans Les pipoles à la Porte ! Chroniques énervées du Fou du roi et de la Matinale de France Inter, Éditions La Découverte, 2010)

SynonymesModifier

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TraductionsModifier

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PrononciationModifier

RéférencesModifier