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Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français parais pareïs, parevis, parvis (« paradis ») (Ca 1200) « place située devant la façade d’une église, d’une cathédrale » ; (Ca 1223) parvis « ensemble de cours successives et concentriques qui entouraient le sanctuaire du temple de Jérusalem » ; reprise au sens étymologique de « paradis » : célestes parvis (Delille, Paradis perdu, 1804, t.1, p.211). Du latin paradisus « parc, enclos » qui, d’abord en Italie du Sud, a pris le sens de « place située devant la façade d'une église » ; le δ grec ancien παράδεισος, parádeisos a été prononcé à basse époque comme une spirante dentale, phonème inconnu du roman d’Italie, et a probablement été rendu dans la même région par un \v\.
Certains étymologistes [1] proposent une influence de περιβόλιον, peribólion « jardin d'un cloître », plusieurs fois associé à παράδεισος « id. » chez des écrivains byzantins.

Nom commun Modifier

Invariable
parvis
\paʁ.vi\
 
Le parvis de la cathédrale de Cologne. (1)

parvis \paʁ.vi\ masculin

  1. (Architecture) Place devant la grande porte d’une église, d’une cathédrale.
  2. (Architecture) (Urbanisme) (Par extension) Place ou espace dégagé devant un bâtiment public.
    • (...) les membres du Bureau accompagnent S. A. le Bey jusqu’au parvis de l’Hôtel de Ville, tandis que M. le Président de la République demeure quelques instants dans la Salle des Prévôts avec les Membres de la Municipalité. — (Conseil municipal de Paris, Réception de Son Altesse le Bey de Tunis à l’Hôtel de ville de Paris le 13 juillet 1904. Imprimerie nationale, 1905, p. 32.)
    • On peut en dire autant de la Piazzetta de Venise, parvis du palais des Doges, dont les bornes son indiquées par le campanile et les colonnes. — (Pierre Lavedan, Histoire de l’urbanisme, 2e éd. [non refondue], tome 2 (Renaissance et temps modernes). Éd. H. Laurens, 1959, p. 123.)
    • L’énorme publicité qu’elle a organisée autour de Pollock est concrétisée par l’impressionnante photo reproduite à des milliers d’exemplaires et qu’on peut voir dominant le parvis Beaubourg. — (Georges Charensol, chronique « Les beaux-arts » (partie « Deux Américains à Paris »). Revue des deux Mondes, mai 1982, p. 436.)
    • (...) lorsque la pergola devient une figure à l’échelle d’un bàtiment public, comme la pergola en lamellé-collé du parvis du lycée international de Sophia-Antipolis, dont les dimensions gigantesques excluent toute végétation à son échelle. — (Gérard Monnier, Histoire critique de l’architecture en France : 1918-1950. Éd. Ph. Sers, coll. « Histoire des arts », 1990, p. 197.)
    • Tout d’abord quelques gargotes dans les rues alentour qui servent du thé ou des omelettes, puis les lumières de la gare et des régiments de pauvres couchés côte à côte sur l’asphalte de son parvis de plusieurs hectares. — (Marc Boulet, Dans la peau d’un intouchable. Éd. du Seuil, 1994, p. 102.)
    • Le très poétique Jarry cycliste, sculpté par Zadkme, a passe quelques années dans la verdure, devant la porte Beucheresse à Laval, avant de rejoindre le parvis de la médiathèque, derrière la mairie. — (François Pédron, Alfred Jarry et sa bande : le cycliste de Montmartre. Éd. de la Belle Gabrielle, coll. « La légende de Montmartre racontée par », 2007, p. 26.)
  3. Grandes cours qui étaient dans l’ancien temple de Jérusalem.
    • Le parvis des gentils, celui où les gentils étaient admis.
    • Le parvis d’Israël, celui où le peuple juif seul avait le droit d’entrer.
    • Le parvis des prêtres, celui qui était réservé aux prêtres.
    • Avant l’édification du temple, il y avait aussi un parvis autour du tabernacle.
  4. (Au pluriel) (Poésie) Vestibule, enceinte.
    • Les sacrés parvis.
    • Les célestes parvis, le ciel.

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   parvis figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : église.

TraductionsModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • parvis sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier