Voir aussi : Septaine

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom 1) (Date à préciser) Dérivé de sept avec le suffixe -aine, qui sert à indiquer un espace de temps. La troisième acception a fait son apparition en 2020 lors de la pandémie de maladie à coronavirus 2019 pour désigner une « quarantaine » de sept jours.
(Nom 2) (Date à préciser) Du latin septum, « enceinte », ou possiblement du latin septem pagis, ou vicis, ou encore du latin septime milliario. Attesté au moins depuis 1551.

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
septaine septaines
\sɛp.tɛn\

septaine \sɛp.tɛn\ féminin

  1. Quantité de sept choses ou personnes formant un ensemble.
    • Nous appellerons la septaine la réunion de ces sept personnes ; et nous annoncerons ainsi, dans la revue, l’établissement de ces septaines : il s’est établi dans tel département une septaine qui est la dixième ou la vingtième. — (Abbé J. Olive, Les Châtiments que Dieu va infliger à la France et à l’Europe coupables, extrait de la lettre de février 1888, Imprimerie centrale du Midi, Montpellier, 1890, page 51)
    • Mes pensées sont troublées par l’impact d’un ballon shooté par un petit misérable d’une septaine d’années, ballon que je déguste en pleine poire avant qu’il ne rebondisse sur ma compagne. — (Frédéric Dard, Bouge ton pied que je voie la mer, Fleuve noir, Paris, 1982)
  2. (En particulier) Durée de sept jours, période de sept jours ou durée de sept ans, période de sept ans.
    • De certaines choſes pour leſquelles les Freres ſont punis de la Septaine.
      COVSTVME.
      L’ON met ordinairement à la ſeptaine celuy qui n’aſſiste à l’aſſemblée, qui s’abſente quand on dit l’Office dium : qui faiſant la ſeptaine, ne rend point graces à Dieu, quand il en ſort, qui lors qu’on tient le Conſeil oſe interrompre les diſcours & les conſultations des Conſeillers, qui mange ſans habit, & de qui le Superieur ſe plaint qu’il ſeme des calomnies contre les autres Freres.

      […]
      De quelle façon ſe fait la Septaine.
      COVSTVME.
      LE Frere qui eſt reduit à la ſeptaine doit ieuſner ſept iours côtinuels, & en la quatrieſme & ſixieſme ſerie deſdits iours manger ſeulement du pain & boire de l’eau, durant tout ce temps-là, ſe ſoubmettant à la diſcipline, comme il s’enſuit.
      — (I. Bavdouin, Histoire de Malte avec les Statvts & les Ordonnances de l’Ordre (Histoire des chevaliers de l’ordre de St. Iean de Hiervsalem), Iacques D’Allin, Paris, 1643, dernière édition, p. 163)
    • C’est le sens de la phrase qui indique s’il est question de septaines de jours ou de septaines d’années ; au verset 24 , l’auteur parle de septaines de jours, ou de nos semaines. — (Léon Carré, L’Ancien Orient : La Palestine, 1875)
    • On ne le trouve employé que dans deux sens : pour marquer ou une « septaine de jours » , c’est-à-dire une semaine, ou une « septaine d’années ». — (Facultés Catholiques de Lyon, Controverse et le Contemporain, 1886)
  3. (Santé publique) (Spécialement) Isolement médical de sept jours.
    • Elle attendait ses congés bonifiés depuis 3 ans. Son départ a été fixé depuis des mois, au 20 juin 2020. Avec ses deux enfants, elle veut absolument effectuer une septaine (quarantaine de 7 jours) pour protéger la population et bien sûr sa famille. — (Lonete Sophie, « Septaine, test obligatoire, à quoi doivent s’attendre les voyageurs ? », France Info, 10 juin 2020 (https:/la1ere.francetvinfo.fr/martinique/))
    • Cette déclaration faisait l’effet d’une bombe dans un secteur touristique particulièrement atteint. À partir du 22 juin, toujours selon le représentant d’Annick Girardin, la septaine (isolement de 7 jours pour tous les touristes) ou autre quatorzaine ne serait plus imposée aux voyageurs français se rendant dans les DOM-TOM. — (« Fin de la septaine en Outre-mer : « Il y aura un texte officiel… courant de semaine prochaine » », TourMag (www.tourmag.com), mardi 9 juin 2020)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
septaine septaines
\sɛp.tɛn\

septaine \sɛp.tɛn\ féminin

  1. (Vieilli)
    • SEPTAINE, f. f. Terme de Coutumes, particulierement en celle de Berri ; Il ſe dit non ſeulement de l’enclos de la ville ; mais auſſi de ſes environs, de ſa banlieuë, & juriſdiction, qu’on appelle en d’autres endroits la bannie, les quintes, la jugerie, le finage, le detroit, &c. Ce mot vient de ſeptum, enceinte. D’autres le derivent de ſeptem pagis, ou vicis. D’autres à ſeptime milliario. — (Antoine Furetière, Dictionnaire universel, tome troisième (O–Z), Reinier Leers, Rotterdam, 1708, troisième édition revuë, corrigée & augmentée par Monſieur Basnage de Bauval, p. 700)
    • En combinant les deux listes, il est facile de tracer le contour de la septaine. Partant de l’extrémité nord de la paroisse de Saint-Martin-d’Auxigny, il englobait cette paroisse, coupait celles de Saint-Éloy-de-Gy et de Berry (3), enveloppait ensuite Morthomiers, le Subdray, Arçay, Sainte-Lunaise, Levet, traversait Vorly, en laissant en dehors le Bois-Sire-Amé, entourait Saint-Just, Soye-en-Septaine (4), Savigny-en-Septaine, Nohant-en-Goût, Saint-Germain-du-Puy, Saint-Michel-de-Voulangris, Pigny, Saint-Georges-sur-Moulon, et Saint-Martin d’Auxigny, pour revenir à son point de départ. Dans le circuit ainsi formé, il y avait deux enclaves : la majeure partie de la paroisse de Trouy formait une prévôté minuscule, qui avait ses coutumes locales (5), et la Salle-le-Roy avait sous sa juridiction une partie de la paroisse Saint-Martin-d’Auxigny (6). — (Émile Chénon, Le « Pays » de Berry et le « détroit » de sa coutume, L. Tenin, 1916)

TraductionsModifier

AnagrammesModifier