énervation

Voir aussi : enervation

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Du bas latin enervatio (« affaiblissement »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
énervation énervations
\e.nɛʁ.va.sjɔ̃\

énervation \e.nɛʁ.va.sjɔ̃\ féminin

  1. (Médecine)Privation de l'usage des nerfs, ou ablation d'un nerf
  2. Supplice qui consistait à brûler au fer rouge les tendons des jarrets et des genoux.
  3. Abattement, perte des forces physiques ou morales.
    • L'orgie n'est plus la soeur de l'inspiration : nous avons cassé cette parenté adultère. L'énervation rapide et la faiblesse de quelques belles natures témoignent assez contre cet odieux préjugé. — (Charles Baudelaire, Conseils aux jeunes littérateurs, 1846 ; Gallimard, collection Folio, page 83.)
    • Dans cet état d'énervation, état pitoyable, je sens que tôt ou tard le moment viendra où la vie et la raison m'abandonneront à la fois, dans quelque lutte inégale avec le sinistre fantôme : la peur ! — (Charles Baudelaire, traduction de La Chute de la maison Usher)
  4. (Médecine vétérinaire) Section des tendons releveurs de la lèvre, chez le cheval.
  5. (Boucherie) Ancienne technique d'abattage qui consistait en l'introduction d'une lame fine entre les premières vertèbres dans le but de sectionner la moelle épinière.

NotesModifier

Parfois utilisé comme synonyme de énervement.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  • Inspiré du Dictionnaire encyclopédique Quillet, Paris, 1934.