accroître

Voir aussi : accroitre

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIe siècle) Du moyen français accroistre, de l’ancien français acroistre, du latin accrēscere (« accroître »), dérivé de crescere (« croître ») avec le préfixe ad-.

Verbe Modifier

accroître \a.kʁwatʁ\ 3e groupe (voir la conjugaison) (orthographe traditionnelle) (pronominal : s’accroître)

  1. Augmenter ; rendre plus grand ou plus étendu.
    • Au cœur du modèle néolibéral, le libre-échange sans précaution a accru le phénomène des délocalisations. — (Contribution générale « Réaliser le changement », pour le congrès de 2012 du Parti socialiste (France))
    • … l'assassinat de la duchesse de Praslin, par son mari, pair de France, accrurent l'irritation publique. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • Autrefois, nos écorces se vendaient à vil prix, et nos cuirs n’avaient pas une grande valeur ; mais nos écorces et nos cuirs, une fois bonifiés, la rivière nous permit de construire des moulins à tan, il nous vint des tanneurs dont le commerce s’accrut rapidement. — (Honoré de Balzac, Le Médecin de campagne, 1833, édition de 1845, chapitre premier)
    • Il était alors composé de soixante-douze chanoines et le nombre s’accrut encore, car lorsque la Révolution survint, il s’élevait au chiffre de soixante-seize. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • La chèvre belge, quoique abâtardie, pouvait fournir de 4 à 8 pintes de lait (2 à 4 litres et plus) par jour, rendement qui pourrait, par la sélection, être encore accru. — (Paul Diffloth, Zootechnie : Chèvres, porcs, lapins , Encyclopédie agricole J. B. Baillière, & fils, 4e édition, 1918, page 63)
  2. Aller en augmentant, devenir plus grand.
    • Son bien, son revenu accroît tous les jours.
  3. (Droit) (Intransitif) Revenir au profit de quelqu’un par la renonciation ou l’empêchement d’une autre personne, en parlant d'une chose.
    • Entre colégataires, la portion de l’un accroît à l’autre ; la part de l’héritier renonçant accroît à ses cohéritiers.
    • (Par extension) Cette portion de terre est accrue à son champ, à son héritage par alluvion, par atterrissement.
  4. (Pronominal) Aller en augmentant, devenir plus grand.
    • Dès avant l'hibernation, les ovaires s'étaient considérablement accrus et remplissaient la cavité générale ; ils ont encore un peu grossi pendant l'hibernation aux dépens des réserves nutritives accumulées dans l'organisme. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
    • Depuis 1870 le nombre des insulteurs du Dieu des chrétiens s’est accru d'une dizaine de millions ; vous le constatiez vous-même l'an dernier. — (Henri Louatron, À la messe noire ou le Luciférisme existe, Mamers (Sarthe) : à compte d'auteur, s.d. (vers 1918-1920), page 39)

Variantes orthographiquesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

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PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier