Voir aussi : Capoeira

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du portugais capoeira (« clairière » puis, par extension de l’endroit où étaient parqués les esclaves durant la domination portugaise, « case »). Selon d’autres, le mot portugais désignerait une herbe sauvage qui poussait sur les chemins empruntés par les esclaves en fuite.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
capoeira capoeiras
\ka.pwɛ.ʁa\
 
Deux hommes pratiquant la capoeira.

capoeira \ka.pwɛ.ʁa\ féminin

  1. (Capoeira) Art martial afro-brésilien qui puise ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l’esclavage au Brésil.
    • La capoeira n’est pas simplement définissable car elle est plurielle, ambiguë et complexe. — (Cécile Bennegent, ‎François Laplantine, Capoeira, vamos jogar camará !: une culture afro-brésilienne observée à Salvador de Bahia, 2002)
    • L’introduction du riz africain, emportés en cachette dans les cheveux d’une femme Noire selon les légendes des Marrons, les rites du candomblé brésilien, du vaudou haïtien ou de la santéria cubaine, ou encore les arts martiaux du danmyé en Martinique ou de la capoeira au Brésil attestent les survivances de cultures africaines offrant des espaces de résistance. — (Malcolm Ferdinand, L’Écologie décoloniale, 2019, page 96)
  2. (Biogéographie, Écologie) Groupement de plantes herbacées ou arbustives qui succède sur un terrain qui a été défriché.
    • En cultivant successivement sur le même sol une ou plusieurs plantes, il est évident qu’à chaque récolte la terre va en s’appauvrissant, puisqu’on ne lui rend par aucun engrais les principes qu'on lui enlève; on la laisse alors en jachère (Capoeira). Les végétaux spontanés poussent et forment peu à peu une forêt nouvelle, qui diffère pourtant toujours de la forêt vierge.(…) Pour se former une idée de la végétation d’une capoeira, il faut prendre en considération plusieurs points, qui peuvent eux-mêmes, par des circonstances locales, être modifiés dans leurs effets. Dans l'incendie d’une forêt, le feu n’agit pas partout avec la même intensité, de sorte que des troncs et des racines, préservés du feu, poussent de nouvelles branches, qui, dans quelques cas, finissent par porter des fruits reproducteurs; il est incontestable même que certaines graines garanties par une enveloppe osseuse peuvent rester plus ou moins intactes et conserver leur faculté germinative, à moins que les insectes, surtout les Apates et les Bostrichus ne les détruisent. Quant aux graines qui viennent des environs, le vent transporte celles qui sont légères; mais celles qui sont lourdes ne peuvent l'être que par les animaux et notamment par les oiseaux, quand ceux-ci s'en nourrissent et les évacuent, incomplétement ou non digérées. (…) Au bout de quelques années la capoeira est coupée avec la faucille, séchée et incinérée pour être de nouveau soumise à la culture. Plusieurs plantes, telles que le maïs, les haricots, préfèrent même un terrain en friche à un sol vierge, parce que dans ce dernier leurs organes végétatifs se développent trop, tandis que la récolte est faible; on connaît du reste l'ancien proverbe agricole « qu’un excès d’engrais fait pousser le blé en herbe ».(…) Suivant la nature de la terre et son exposition, la capoeira croît avec plus ou moins de rapidité. La première capoeira après la forêt vierge peut, en bonne terre, être coupée après trois ans, puis de quatre en quatre ans et quand çà a eu lieu cinq ou six fois, de cinq en cinq ans, car le sol s’apprauvit peu à peu. Dans les terrains froids il faut souvent laisser les friches sept ans. La végétation de la capoeira se modifie proportionnellement au degré d’épuisement du sol, et finalement, les plantes qu’on appelle - mauvaises herbes », prennent le dessus.— (Georges Claraz et Jakob Christian Heusser, Principaux produits des provinces brésiliennes de Rio-de-Janeiro et de Minas Gerais Flore des serres et des jardins de l’Europe, 1861)
    • Nous sommes déjà hors de la route, entrons plus avant dans la capoeira, vous rancherez d’ici à un quart de lieue et vous m’attendrez. Je serai probablement de retour cette nuit avec M. Gandi et nous aviserons.— (M. Ruelle-Pomponne, Une épopée au Brésil, A. Lacroix, Verboeckhoven (Paris), 1869, p.306-307)
    • Là où les forêts vierges du Brésil sont éclaircies et les espaces ouverts abandonnés à la nature, on voit se produire la Capoeira, taillis dont les arbres, mélangés de buissons, diffèrent essentiellement de ceux du Mato virgem. Ici la compensation symétrique des formes fait défaut, et l’aspect moins gracieux du feuillage et des fleurs produit une impression peu agréable. Ce retour régulier de végétaux ligneux, pour la plupart à surfaces rugueuses et velues, probablement riches en silice, et qui ont complètement remplacé le feuillage glabre de la forêt originaire, porte à admettre que leurs substances nutritives minérales diffèrent de celles de la végétation précédente, et qu’en vue d’une telle modification séculaire, leurs semences auraient été emmagasinées dans le sol depuis une époque reculée, afin d’opérer leur germination après que le terrain aurait été rendu impropre au développement des arbres existant jusqu’alors. Les vieux troncs auront pu se conserver jusqu’à l’occurrence d’une catastrophe soit naturelle, soit artificiellement amenée, et pourtant on peut aussi observer le cas où la terre végétale se trouverait assez appauvrie pour ne plus admettre même la formation de la Capoeira. Puis un certain laps de temps se sera écoulé avant que des arbres aient pu s’élever au milieu des basses broussailles. Mais, à la fin, la désagrégation et les eaux viennent ouvrir de nouvelles sources de fertilité, et l’ancienne splendeur de la forêt tropicale est rétablie en refoulant même la Capoeira. Ces conditions deviennent bien moins favorables sur les plateaux des Campos, où les dépôts puissants d'humus sont rares, et où la mince couche de terre végétale reposant sur la roche qui composé la série des hauteurs peut aisément être épuisée par les végétaux ligneux. En effet, plus un tronc grandit et son tissu devient plus compacte, plus complètement les substances nutritives minérales se trouvent annexées au corps ligneux soustrait à la putréfaction. De vastes surfaces autrefois boisées par des Capoes et des Catingas sont maintenant, à Minas-Geraes, désertes et à peine propres au pâturage, car elles se sont revêtues en partie d'une Fougère sociale (Pteris caudata) sans valeur, en partie d’une Graminée visqueuse et indestructible (Melinis minutiflora), qui, bien qu’acceptée par le bétail, paraît lui être préjudiciable.— (August Grisebach traduit par Piotr Alexandrovitch Tchikhatchov, La Végétation du globe d'après sa disposition suivant les climats, esquisse d'une géographie comparée des plantes, L. Guérin (Paris), 1875-1876)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

Du portugais capoeira.

Nom commun Modifier

Indénombrable
capoeira
\kapʊˈeɪɹə\

capoeira \kapʊˈeɪɹə\

  1. (Sport) Capoeira.

DérivésModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • capoeira sur l’encyclopédie Wikipédia (en anglais)  

EspagnolModifier

Nom commun Modifier

capoeira (genre à préciser : {{m}}, {{f}}, {{mf}}, {{n}} ?)

  1. (Sport) Capoeira.

ItalienModifier

ÉtymologieModifier

Du portugais capoeira

Nom commun Modifier

capoeira \Prononciation ?\ féminin

  1. (Sport) Capoeira.

DérivésModifier

Voir aussiModifier

  • capoeira sur l’encyclopédie Wikipédia (en italien)  

NéerlandaisModifier

Nom commun Modifier

capoeira \kapuˈɪːra\

  1. (Sport) Capoeira.

Taux de reconnaissanceModifier

En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
  • 66,1 % des Flamands,
  • 56,9 % des Néerlandais.

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal, Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 p. → [lire en ligne]


PolonaisModifier

Nom commun Modifier

capoeira

  1. (Sport) Capoeira.

PortugaisModifier

ÉtymologieModifier

D’origine incertaine.

Nom commun Modifier

capoeira \kapuˈejɾɐ\ féminin

  1. (Sport) Capoeira.
  2. Poulailler.
  3. (Argot) Bordel, maison close.

Voir aussiModifier

  • capoeira sur l’encyclopédie Wikipédia (en portugais)  

SlovèneModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

Cas Singulier Duel Pluriel
Nominatif capoeira capoeiri capoeire
Accusatif capoeiro capoeiri capoeire
Génitif capoeire capoeir capoeir
Datif capoeiri capoeirama capoeiram
Instrumental capoeiro capoeirama capoeirami
Locatif capoeiri capoeirah capoeirah

capoeira \Prononciation ?\ féminin

  1. (Sport) Capoeira.

SuédoisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

Commun Indéfini Défini
Indénombrable capoeira capoeiran

capoeira \Prononciation ?\ commun

  1. (Sport) Capoeira.

TchèqueModifier

Nom commun Modifier

capoeira féminin

  1. (Sport) Capoeira.