mortifier

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin mortificare, issu de mors (« mort »).

Verbe Modifier

mortifier \mɔʁ.ti.fje\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se mortifier)

  1. Meurtrir.
    • Énervé et mortifié, il se répandit en invectives contre le gouvernement qui lui avait pris son or, […]. — (Pierre-Henri Simon, Les Valentin, 1931)
  2. (Religion) Soumettre son corps à des souffrances physiques ou morales, à des privations pour se purifier.
    • C'est une montagne très vénérée […]. Elle est habitée, paraît-il, par de saints anachorètes, qui y vivent dans des cavernes, à peine vêtus, priant, se mortifiant et laissant aux pieux pèlerins le soin de pourvoir à leurs besoins matériels. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 155)
  3. Réprimer en parlant des sens, des passions, etc.
  4. Humilier.
    • Pour la raison contraire, le prince Jean haïssait et méprisait le petit nombre de familles saxonnes de distinction qui subsistaient encore en Angleterre, et ne laissait échapper aucune occasion de les mortifier et de les injurier, […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
  5. Faire que de la viande devienne plus tendre, en la battant, ou en la faisandant.
    • Diverses manières d’apprêter les Poulardes ; 1°. à la broche, ce ne doit être que quand elles sont tendres : lorsqu’elles sont plumées & bien mortifiées, faites-les blanchir sur la braise. — (Anonyme, L’agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)

SynonymesModifier

soumettre soi-même à des privations ou des souffrances

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier