FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1461) De l'ancien français taluner.

Verbe Modifier

talonner transitif et intransitif \ta.lɔ.ne\ 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Équitation) Presser les flancs d’un cheval du talon ou de l’éperon.
    • Il talonna son cheval, qui apprécia moyennement le traitement, et lui fit faire une volte pour couper court à la conversation. — (Claire-Lise Marguier, Le Trône du prince, Rouergue, 2015, page 140.)
  2. (Sport) Au rugby, lors d'une mêlée, tirer le ballon dans son camp à coups de talon. → voir talonneur
    • Il est interdit de talonner à la main dans une mêlée ordonnée ou spontanée.
  3. Suivre quelqu’un de près, marcher sur ses talons.
    • Alors les caméras s’emballèrent, les perchmans couraient, talonnant les reporters hors d’haleine, tous se précipitaient vers la femme qui sortait du palais de justice en criant : “Nora, Nora, à votre avis qui a fait ça à Nachito ?” — (Mariana Enriquez, Ce que nous avons perdu dans le feu, traduit par Anne Plantagenet, Éditions du Sous-Sol (Le Seuil), 2016)
  4. (Figuré) Importuner, presser vivement, jusqu’à l’importunité.
    • Je le talonnerai de si près que je l’obligerai à me payer.
    • Ses acteurs, talonnés par lui, n'avaient pas discontinué de débiter sa comédie, et lui n'avait pas discontinué de l'écouter. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
  5. (Figuré) Serrer de près, presser, tourmenter.
    • La faim me talonnait.
  6. (Marine) Toucher le fond de la mer avec le talon de la quille.
    • Le navire talonne.
  7. (Chemin de fer) Pour un train, aborder, par le talon (dans le sens de la convergence), une aiguille non disposée pour sa voie.
    • La locomotive haut-le-pied venait du dépôt; elle talonna l’aiguille 224 et déboucha à contresens sur la voie principale!

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier