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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIe siècle)[1] Déverbal de traîner.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
train trains
\tʁɛ̃\

train \tʁɛ̃\ masculin

  1. Allure, vitesse de chevaux et autres bêtes de trait.
    • Le train de ce cheval est doux.
    • Ce cheval va bon train, vite, avec entrain.
    • Ce cheval va à fond de train, il va aussi vite qu’il peut aller.
    • [Le cerf] emmena ainsi la chasse une heure, deux heures, sans trop se hâter, maintenant juste le train qu’il fallait pour distancer les chiens. Puis quand il sentit que la meute commençait à fléchir, il força brusquement son allure et disparut. — (Maurice Druon, Le Roi de fer)
    1. (Par extension) Allure, vitesse d’une marche ou d’un déplacement.
      • Aller bon train, aller vite.
      • C’est ici que ça se passe, 30°50’ de latitude nord, 30°50’ de longitude ouest… à une journée de distance pour nous, et ils filent sud-sud-ouest à toute vapeur. À ce train-là nous ne verrons rien. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 174 de l’éd. de 1921)
      • Au train dont il va, il aura bientôt fini son travail.
      • (Figuré) (Familier) Mener quelqu’un bon train, le faire aller bon train, grand train, ne le point ménager dans une affaire, l’obliger à faire ce qu’on veut, remporter sur lui l’avantage en peu de temps.
      • Mener sa fortune grand train, se ruiner.
      • Aller son train, continuer.
      • L’affaire va son train.
      • Mettre une affaire en train, la commencer, la faire commencer.
      • Mettre une affaire en bon train, en avancer le succès.
      • Être en train, être en action, en mouvement, être de bonne humeur, en bonne disposition.
      • Quand il est en train, rien ne lui coûte.
      • On a de la peine à le mettre en train.
      • Mise en train, action de tout disposer pour l’exécution d’un travail.
      • Être mal en train : Éprouver un état de malaise.
      • Ne vous est-il jamais arrivé de sortir de chez vous, le pied léger et l’âme heureuse, et, après deux heures de courses dans Paris, de rentrer tout mal en train, affaissé par une tristesse sans cause, un malaise incompréhensible ? — (Alphonse Daudet, Avec trois cent mille francs, que m’a promis Girardin, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 160.)
      • Être en train de jouer, de courir, etc. : Être en humeur de jouer, de courir; jouer, courir actuellement.
      • Il n’est pas en train de rire. : Il n’est pas disposé à rire.
      • Il est en train de se ruiner. : Il mène une vie qui finira par le ruiner.
    2. (Athlétisme) Allure régulière dans une course de fond ou de demi-fond.
      • L’emporter au train, distancer ses adversaires grâce à une allure soutenue et régulière.
  2. Courant, marche des affaires, de la vie.
    • C’était un vieux routier qui savait le train des affaires et qui les menait de routine, comme une rosse aveugle tourne la meule d'une brasserie. — (Charles Deulin, Martin et Martine)
  3. (Vieilli) Parties des bêtes de trait d’où partent les mouvements.
  4. (Familier) Arrière-train, postérieur d’une personne.
    • Depuis l’affaire de Vincennes, Rappenne me garde une dent, il faut dire que deux jours après son scoop télévisé je l’ai viré de mon bureau à coups de botte dans le train. — (Jean-Michel Dagory, Les Aventures de Captain Élysée, Fleuve Noir, 1984)
  5. (Technique) Partie d’un véhicule comprenant les roues et les suspensions et qui porte la caisse, le corps du véhicule.
    • En heurtant violemment un trottoir, le train avant de cette voiture a été endommagé.
    • Train d’atterrissage d’un avion, ensemble des pièces métalliques portant les roues grâce auquel l'avion peut se déplacer avant le décollage ou à l'atterrissage.
    • Train de pneus, ensemble des pneus équipant une voiture.
    • (Imprimerie) Train de la presse, partie de la presse sur laquelle on pose la forme et qui avance sous la platine et s’en retire.
    • (Reliure) Train de livres, un certain nombre de livres qui sont reliés à la fois, et qui généralement ont une taille uniforme, mais forment au final des volumes différents.
  6. File, suite de personnes, d’animaux ou de choses allant d’un même mouvement.
    • D’ailleurs les militaires on ne les voit guère dans la montagne, dans le bled pour l’excellente raison que les troupes n’ont pas de train muletier. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, page 39, France-Empire, 1963)
    • Un chevaucheur arriva au galop, annonçant que le train de la reine d’Angleterre était en vue; aussitôt se refit un grand branle-bas. — (Maurice Druon, Le roi de fer)
    • De bon matin
      J’ai rencontré le train
      De trois grands rois qui partaient en voyage;
      De bon matin
      J’ai rencontré le train
      De trois grands rois dessus le grand chemin.
      — (chanson Marche des rois de l’Arlésienne (Georges Bizet))
    • Un terminal de regazéification représente un investissement de l'ordre de 500 millions de dollars pour une capacité similaire à un train de liquéfaction (quelques MT). — (Guillaume Charon, Gaz de schiste : la nouvelle donne énergétique, Éditions TECHNIP, 2014, page 101)
    • Avoir un grand train de maison, avoir de nombreux domestiques.
    1. (En particulier) Long assemblage de bois, de rondins, en forme de radeau et qu’on fait flotter sur un canal ou une rivière.
      • La Loue est flottable depuis Cramans, sur une longueur de 37.600 mètres ; elle porte des trains de chênes et de sapins de grandes dimensions. — (Frère Ogérien, Histoire naturelle du Jura - Tome 1 : Géologie, 1er fasc., 1865, p.61)
      • Çà et là, sur la berge, une cabane d’éclusier, des enfants courant pieds nus sur les barres de l’écluse, et, dans les jaillissements d’écume, de grands trains de bois qui s’avançaient lentement en tenant toute la largeur du canal. — (Alphonse Daudet, Alsace ! Alsace !, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 109.)
  7. (Chemin de fer) Convoi ferroviaire constitué d’au moins une locomotive et de wagons. Note : S’emploie, plus rarement, en astronautique et dans les transports routiers.
     
    train
    • Venise aura le sort d’Alger, […]. Un jour, par mesure sanitaire, on comblera tous les canaux. Il y passera des tramways de banlieue, c’est à dire des trains de cinq voitures. — (Pierre Louÿs, La Ville plus belle que le monument, dans Archipel, 1932)
    • Les chevaux de Forcalquier seuls regimbent, trouvant la gare plus loin encore que d’habitude et prêts à prétendre que le train l’a emportée. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • Dans le train de Cherbourg à Paris, le hasard voulu que je trouvasse comme compagnon de wagon un de mes anciens camarades. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Le débarquement d’une automobile à quai était une manœuvre peu familière aux employés de la petite station, et le train s’attardait, et Psyché devenait impatiente. — (Pierre Louÿs, Psyché, 1927, p.137)
    • Cette salle des machines est découpée en deux. Deux tiers de l’énergie sont distribués à une fréquence de 50 Hz pour alimenter des sites industriels en Bavière. Le tiers restant, qui affiche 16,7 Hz, est fourni à la Deutsche Bahn, pour faire rouler ses trains dans le land. — (Ludovic Dupin, La centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
    • (Figuré) Manquer le train, laisser passer l’occasion.
  8. (Familier) Bruit, tapage, vacarme.
    • Je comptais sur tout ce train pour gagner mon banc sans être vu ; mais, justement, ce jour-là, tout était tranquille, comme un matin de dimanche. — ( Alphonse Daudet, La dernière classe, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 10.)
    • Ces enfants-là [les mitrons] sont si habitués à marcher parmi les foules et le brouhaha de la rue ! C’est aux jours de fête et de train, dans l’encombrement des premiers de l’an, des dimanches gras, qu’ils ont le plus à courir ; aussi les révolutions ne les étonnent guère. — (Alphonse Daudet, Les petits pâtés, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, pages 138-139.)
    • Ma sœur et moi nous couchons là-haut ; c’est plus sûr […] si quelque mauvais sujet vient faire du train. — (Comtesse de Ségur, L’Auberge de l’Ange-Gardien, 1888)
    • Son vin aimait le train, les querelles. Et puis, comme cela, il s’échauffait, arrivait en colère, et sa rentrée lui faisait moins peur. — (Alphonse Daudet, Arthur, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 166.)
    • Ce train a duré toute la nuit.
    • Quel train !
  9. (Militaire) Partie de l’armée spécialisée dans les transports. Note : Le mot prend souvent dans ce cas une majuscule, troupe qui conduit les engins d'artillerie.
    • J’ai fait mon service dans un régiment du train.
    • Train des équipages.
    • Soldat du train.
    • Train de combat, ensemble des voitures affectées à un bataillon pour transporter les approvisionnements, les munitions, le matériel nécessaire au combat.
    • Train régimentaire, ensemble des voitures affectées à un régiment pour transporter les vivres.
  10. (Élevage) Action de traire, traite.
    • Tous les matins, il faut se lever tôt pour faire le train.

SynonymesModifier

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

MéronymesModifier

PrononciationModifier


HomophonesModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • train sur l’encyclopédie Wikipédia  
  • train dans le recueil de citations Wikiquote  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Déverbal de trainer.

Nom commun Modifier

train \Prononciation ?\ masculin

  1. Vagabondage, action de trainer çà et là.
    • en train, sur la route.
  2. Trainée.
  3. Traine, queue de robe.
  4. Train, suite de bêtes de somme.
  5. Compagnie, troupe.
    • Il issit hors du chastel tout armé, atout quarante compagnons d'armes, et suivit couvertement le dernier train [de l'armée qui venait de passer] — (Froissart, XVe s.)
  6. Train de vie, manière d'agir.
    • Je me passerois bien de parler de ce fait, pour ce que ce n'est pas le train de ma matiere, mais je suis forcé d'en parler. — (Commynes, XVe s.)
  7. Traitement.
    • Se il le trovent, seront li [à lui] mal voisin,
      De lui feront molt doleros trahin.
      — (Agolant, XIIIe s.)
      …mauvais traitement.

VariantesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

RéférencesModifier

Ancien occitanModifier

ÉtymologieModifier

(XIe siècle) Voir train.

Nom commun Modifier

train masculin

  1. Allure, train.
    • Cel meiro’ls saintz en tal train
      con fal’ venaire’ls cervs matin :
      a clusa’ls menan et a fin.
      — (Cançon de Santa Fe, transcription adaptée de Robert Lafont, Histoire et Anthologie de la littérature occitane, T. I « L’Âge classique - 1000-1520 », Les Presses du Languedoc, 1997, Montpellier, page 23)
      Ceux-là chassèrent les saints, du même train que le veneur fait les cerfs au matin. — (Traduction par Antoine Thomas)

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIVe siècle)[1] De l’ancien français train[1].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
train
\ˈtɹeɪn\
trains
\ˈtɹeɪnz\

train \ˈtɹeɪn\

  1. (Chemin de fer) Train.
  2. (Cars of a train) Rame.
  3. (Habillement) Traine.

DérivésModifier

Verbe Modifier

Temps Forme
Infinitif to train
\ˈtɹeɪn\
Présent simple,
3e pers. sing.
trains
\ˈtɹeɪnz\
Prétérit trained
\ˈtɹeɪnd\
Participe passé trained
\ˈtɹeɪnd\
Participe présent training
\ˈtɹeɪ.nɪŋ\
voir conjugaison anglaise

train \ˈtɹeɪn\ transitif

  1. Entrainer.
  2. Former, dompter.

DérivésModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • train sur l’encyclopédie Wikipédia (en anglais)  

RéférencesModifier

  1. a et b (en) Douglas HarperOnline Etymology Dictionary, 2001-2018 → consulter cet ouvrage