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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin trahere (« tirer après soi ») dont le participe tracti révèle le lien avec des mots comme traction, tracteur, etc.

Verbe Modifier

traîner \tʁe.ne\ ou \tʁɛ.ne\ transitif, intransitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (orthographe traditionnelle) (pronominal : se traîner)

  1. Tirer après soi.
    • Les chevaux qui traînent une voiture, un bateau.
    • Traîner une chaise, une table.
    • Traîner un homme en prison.
    • Les vaincus traînaient le char du vainqueur.
  2. (Maçonnerie) façonner, l’exécuter au moyen d’un calibre qu’on traîne sur le plâtre frais.
    • Traîner une corniche, une moulure.
  3. Amener avec soi quelqu’un ou quelque chose qui embarrasse, qui gêne.
    • Traîner après soi une longue suite de quémandeurs.
    • Il traîne sa partie dans tous les tribunaux se dit d’un plaideur qui traduit sa partie adverse de tribunal en tribunal.
    • Cette action a traîné après elle une longue suite de malheurs, elle a été suivie de beaucoup de malheurs, dont elle a été la source.
  4. Tirer, mener avec soi péniblement.
    • Cet homme traîne la jambe.
    • Votre cheval traîne la jambe.
    • Traîner les pieds, marcher sans lever les pieds de terre.
    • Cet oiseau traîne l’aile, ses ailes pendent, ce qui indique qu’il est blessé ou malade.
  5. (Figuré) être accablé de chagrins ou d’infirmités.
    • Traîner une vie languissante et malheureuse,
  6. (Figuré) Allonger, prolonger, différer, ne pas vouloir arrêter, ne pas pouvoir arrêter.
    • Il y a six mois que ce rapporteur me traîne pour le jugement de mon procès.
    • L’homme à qui vous avez affaire vous traînera et ne finira point.
    • Il m’a traîné longtemps avant de me payer.
    • Traîner sa voix, parler lentement, en prolongeant les sons.
  7. (Intransitif) Pendre jusqu’à terre.
    • Son guiderope traîna de nouveau sur le sol et il envisagea la possibilité de tenter un atterrissage. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 104 de l’éd. de 1921)
  8. (Intransitif) (Par extension) Être laissé par négligence à un endroit où ça ne devrait pas être, au lieu d’être rangé.
    • Un morceau de savon traînait sur le bord de la baignoire en bois. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Vous laissez traîner vos clefs, votre argent sur une table.
    • Ces papiers ont traîné longtemps dans mon cabinet.
    • Ce domestique laisse tout traîner.
    • Cela traîne dans tous les livres, cela traîne partout se dit par mépris d’une Pensée, d’une expression, d’un fait, d’une situation, etc., qu’on rencontre dans un livre et qu’on a déjà trouvée dans beaucoup d’autres.
  9. (Intransitif) Marcher trop lentement, se prolonger.
    • Le jour parut, frileux et triste... De grandes brumes traînaient sur les prairies, le ciel était bas... — (Octave Mirbeau, Rabalan,)
    • Il traîne toujours en chemin.
    • Cette affaire traîne.
    • Dans cette pièce l’action traîne.
    • Ce discours traîne, Il est froid, languissant.
  10. (Intransitif) Rester en arrière.
    • Des soldats qui traînent.
    • Dans toute sa meute, il n’y a pas un chien qui traîne.
  11. (Figuré) Être dans un état de langueur sans pouvoir se rétablir.
    • Il y a longtemps qu’il traîne.
  12. (Intransitif) (Figuré) Se promener oisivement.
    • Stella aurait aimé traîner encore dans les rues pittoresques, entrer de temps à autre dans un bar illuminé, mais, seule et avec cet insigne, on l’accostait par trop. — (Christine Renard, À contre-temps, 1963)
    • Sa mère à lui ne les aurait jamais laissés traîner toute la journée dans les escaliers. — (Virginie Despentes, Apocalypse bébé, Éditions Grasset & Fasquelle, 2010)
  13. (Pronominal) Se glisser en rampant.
    • Ce soldat se traîna à travers les broussailles pour se glisser jusqu’aux lignes ennemies.
    • Cet enfant est sans cesse à se traîner par terre.
  14. (Pronominal) Marcher, avancer avec peine.
    • Je me traînerai là comme je pourrai.
    • Il a eu bien de la peine à s’y traîner.
    • (Figuré) Dans les trois premiers actes de ce drame, l’action ne fait que se traîner.
    • (Figuré) Au fond, chacun se demandait comment en finir avec ce repas qui se traînait. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, ch. III, Gallimard, 1937)

Variantes orthographiquesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

NormandModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français trainer, du latin populaire *traginare.

Verbe Modifier

traîner \Prononciation ?\

  1. Traîner.

RéférencesModifier

  • Le Don Balleine, Mêfie-te des Monstres!, glossaithe, page 35. 2010.