Étymologie

modifier
Dérivé de cœur, avec le préfixe é- et le suffixe -er.

écœurer \e.kœ.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’écœurer)

  1. Faire défaillir le cœur, dégoûter, en parlant des boissons, des aliments fades ou trop gras et sucrés.
  2. (Sens figuré) Mettre dans un état de dégoût.
    • Mais, en seconde période, la gardienne tricolore Laura Glauser est entrée en fusion, écœurant ses adversaires avec 12 arrêts. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 13 décembre 2023, page 18)
  3. (Québec) (Familier) Déranger fortement. Note : Au Québec, le mot peut parfois être moins fort qu’en France, en ce sens qu’il n’évoque pas vraiment un haut-le-cœur.
    • Ça m’écœure, quand tu m’interromps tout le temps.
    • Arrête d’écœurer tout le monde avec ton histoire de divorce, ça n’intéresse personne.
    • Les gens comme elle qui ne sont pas fiables, ça m’écœure royalement.
  4. (Québec) (Familier) (Spécialement) Taquiner fortement, faire fâcher.
  5. (Pronominal) (Québec) Se lasser.
    • « Souvent les gens se demandent comment un peintre peut travailler continuellement sans s’écœurer. C’est que bien souvent, les personnes qui se posent cette question détestent peinturer car elles n’ont pas le bon équipement […] » — (Le Soleil, 1er mai 2004)
  6. (réciproque) (Québec) Se narguer, se disputer.
    • Quand on était petits, mon frère et moi, on n’arrêtait pas de s’écœurer.
    • Ils se sont écœurés toute la soirée.
    • Ça va aller mieux si vous arrêtez de vous écœurer.

Synonymes

modifier

Apparentés étymologiques

modifier

Traductions

modifier

Prononciation

modifier

Anagrammes

modifier

Modifier la liste d’anagrammes

Références

modifier