Voir aussi : Epervier, Épervier

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1080, Chanson de Roland) esprevier, en ancien français esparvier, du francique *sparwāri, de sparo, moineau, et ari, aigle, probablement en raison de la prédilection de ce rapace pour la chasse aux petits oiseaux (comparer avec l’allemand Sperber et l’anglais sparrow hawk).

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
épervier éperviers
\e.pɛʁ.vje\
 
Éperviers à pieds courts.
 
Armoiries avec 2 éperviers (sens héraldique)

épervier \e.pɛʁ.vje\ masculin

  1. (Ornithologie) Espèce d’oiseau de proie, petit rapace diurne (falconiforme) de la famille des accipitridés, des régions boisées que l’on dresse pour la chasse au vol.
    • Un peu plus loin ils aperçurent un épervier immobile à la pointe d’un rocher, et la même proposition fut faite au jeune homme. Mais, cette fois, il répondit que l’épervier était un oiseau de race, dont les hommes de race avaient seuls le droit de disposer […] — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
  2. (Par extension) Oiseau de proie, d’espèce diverse.
    • Lâcher l’épervier.
  3. (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Se blasonne comme le faucon. À rapprocher de aiglat, aigle, aiglette, aiglettes, aiglons, émerillon, faucon, gerfaut et vautour.
    • D’azur à la fleur de lys d’or supportant deux éperviers affrontés d’argent perchés sur chacune de ses branches, qui est de Nouaillé-Maupertuis → voir illustration « armoiries avec 2 éperviers »

NotesModifier

En biologie, le nom binominal et les autres noms scientifiques (en latin) prennent toujours une majuscule. En français, les naturalistes mettent fréquemment une majuscule aux noms de taxons supérieurs au genre.
Un nom vernaculaire ne prend pas de majuscule, mais on peut en mettre une quand on veut expliciter le fait que l’on ne parle pas d’individus, mais que l’on veut parler de l’espèce, du genre, de la famille, de l’ordre, etc.

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
épervier éperviers
\e.pɛʁ.vje\
 
Un pêcheur lançant un épervier (sens 1).

épervier \e.pɛʁ.vje\ masculin

  1. Sorte de grand filet à prendre du poisson, en forme de cône évasé, lesté à sa périphérie et retenu par une ligne amarrée en son centre, et qui lancé du rivage ou d’une embarcation, capture les poissons en retombant et en se refermant sur eux.
    • Louise et Valentine s’élançant avec enfantillage sur l’épervier tout ruisselant, et s’emparant du butin avec des cris de joie. — (George Sand [Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant], Valentine, 1832)
    • Le rameur qui conduit un jeteur d’épervier doit, avant tout, prendre attentivement le soin d’entretenir son bateau dans un scrupuleux état de propreté […] — (Th. Deyeux, Le Vieux Pêcheur, Houdaille, 1837, page 47)
    • En filant le long des clôtures, j’aperçus le père Jacquot dans la cour en train d’étendre ses éperviers. — (Alphonse Daudet, Le Prussien de Bélisaire, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 70.)
    • Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, p. 12)
  2. (Jura) Nom vernaculaire du champignon appelé hydne imbriqué [1].
  3. (Chirurgie)(Désuet) Bandage destiné à maintenir un pansement ou un appareil appliqué sur le nez.

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

TraductionsModifier

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin épervier
\e.pɛʁ.vje\
éperviers
\e.pɛʁ.vje\
Féminin épervière
\e.pɛʁ.vjɛʁ\
épervières
\e.pɛʁ.vjɛʁ\

épervier \e.pɛʁ.vje\

  1. (Géographie) Relatif à La Prévière, commune française située dans le département du Maine-et-Loire ou à ses habitants.
  2. (Ornithologie) Relatif à l’épervier.
  3. (Ornithologie) Qui ressemble à l’épervier.

DérivésModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Zygmunt Marzys, François Voillat, Paul-Henri Liard et H. Gassmann, Glossaire des patois de la Suisse romande, tome VI, Droz, 1981, page 585