Arabe modifier

Étymologie modifier

Application du schème مَزْرَزٌ (« lieu ou temps de l'action ») à la racine ص د ر (« source, poitrail, prééminence »).

Forme de verbe modifier

مَصْدَرٌ (maSdarũ) /masˁ.da.run/ écriture abrégée : مصدر

  1. Nom d'action : le fait de صَدَرَ (Sadara) (« émaner »)

Nom commun modifier

مَصْدَرٌ (maSdarũ) /masˁ.da.run/ écriture abrégée : مصدر

  1. Source, origine d'où une chose provient ou émane.
  2. Lieu d'où l'on revient (opposé à مَوْرِدٌ (mawridũ))
  3. Résultat, issue, suite.
  4. (Grammaire) Masdar, « nom de l'action », équivalent fonctionnel d’un déverbal du français, pouvant être utilisé pour traduire l’infinitif (classe grammaticale inexistante en arabe).
    • L'auteur du Livre des définitions كِتَابُ ٱلتَّعْرِيقَاتِ décrit ainsi le مَصْدَرٌ : « Le masdar est le nom duquel est dérivé le verbe, et d'où il provient. » — (Silvestre de Sacy, Grammare arabe, Imprimerie royale, 1831.)
    • Le مَصْدَرٌ (nom d'action) de كَتَبَ (kataba) (écrire, littéralement « il a écrit ») peut être كَتْبٌ (katbũ) (le fait d'écrire), كِتَابٌ (kitâbũ) (de l'écrit), ou كِتَابَةٌ (kitâb@ũ) (un acte écrit).

Dérivés dans d’autres langues modifier

Notes modifier

En français, la désignation d'une action (par exemple, « prendre ») peut se faire au moyen de l'infinitif (« prendre ne fait pas de mal »), d'une périphrase (« le fait de prendre ne peut pas faire de mal ») ou d'un nom spécifique (« la prise n'est pas à conseiller »), souvent déverbal : ce nom spécifique serait l'équivalent d'un masdar arabe.
Inversement, la désignation en français d'un lexème verbal se fait usuellement par l'infinitif : toutes les formes conjuguées comme prîmes renvoient à la forme principale « prendre », laquelle centralise toutes les informations sémantiques. En arabe, ce rôle centralisateur n'est pas tenu par le masdar, par trop irrégulier, mais par la troisième personne masculine du passé (voir par exemple : كَتَبَ (kataba)).

Prononciation modifier