coup de feu

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Composé de coup et de feu.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
coup de feu coups de feu
\ku də fø\

coup de feu \ku də fø\ masculin

  1. Détonation produite par une arme à feu, lors d’un tir.
    • Oh ! les quelques lièvres de la Borderie, il en rêvait, il risquait la prison, pour en bouler un de temps à autre, d’un coup de feu. — (Émile Zola, La Terre, quatrième partie, chapitre III)
    • Tout à coup, deux coups de feu brisent le silence de midi. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Il jeta un rapide coup d’œil sur la victime et hocha la tête ; il eût préféré que la partie se terminât sans ce coup de feu. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, troisième partie, chapitre II)
  2. (Sens figuré) (Athlétisme) Signal sonore qui donne le départ d’une course, même s’il n'est pas donné avec un pistolet.
    • Les règles du sprint en athlétisme stipulent depuis 2002 que, si un athlète quitte les starting blocks en moins de 100 ms (0,1 s) après le coup de feu, il sera sanctionné d’un faux départ. — (Alexandre Dellal, De l'entraînement à la performance en football, page 374, De Boeck, 2008)
  3. (Par métonymie) (Athlétisme) Départ d'une course.
  4. (Jardinage) Brusque élévation de la température d’une fermentation de matières organiques (compost, fumier, etc.)
    • D’abord stationnaire pendant quelques jours, elle s’élève ensuite brusquement, — il se produit alors ce qu’en terme de jardinage on appelle le coup de feu, — puis le thermomètre redescend jusqu’à la température normale de la couche ; […].— (O. Bussard, Cultures légumières, 1943)
  5. (Hôtellerie & Restauration, commerce) (Familier) Brusque affluence de clients qui se traduit par une activité intense.
    • En fin de semaine, il officiait comme disc-jockey à « L’Enfer du Bagne », une discothèque hard sur la route d’Orange, où en plus de ses talents de manipulateur de saphirs, il devait prêter main-forte au service pendant l’heure du coup de feu, entre un tube de Jeanne Mas et le dernier Whapie-Doo-Whapie d’un rocker quinquagénaire. — (Tito Topin, Shanghai Skipper, Série noire, Gallimard, 1986, pages 39-40)
    • Une restauration de qualité, des produits frais, de saison et pleins de saveurs, un service toujours souriant même à l’heure du coup de feu, tel est le pari de ce beau restaurant… Et ça marche ! — (Floriane Ravard, Jean-Paul Labourdette, Philippe Toinard & al., Le Petit Futé Les meilleurs restaurants de France- 2008, page 567)
    • Le patron ne proposait aucun type de restauration, pas même des sandwiches, le coup de feu de midi ce n’était pas son style. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 288)
  6. (Cuisine) Cuisson excessive d’un mets.
    • Puis elle descendit, sortit sa clef, poussa la porte du hall où la surprit une odeur de rôti qui lui fit plisser le nez. De toute évidence le veau avait reçu un impardonnable coup de feu et la bonne, une fois de plus, omis de tenir fermée la porte de la cuisine. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 192)

SynonymesModifier

(Hôtellerie & Restauration)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier