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ÉtymologieModifier

(Date à préciser) En ancien français despit (« mépris ») (du XIIe siècle jusqu’au XVIIe siècle), du latin despectus, de despicere (« regarder de haut en bas, mépriser »)[1] → voir despect, répit et respect.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
dépit dépits
\de.pi\

dépit \de.pi\ masculin

  1. Irritation causée par un froissement d’amour-propre, aigreur suite à la déception, à l'amertume, au sentiment de rancœur plus ou moins tenace, difficile à avouer.
    • Et moi je vous dis, s’écria Marguerite avec un dépit croissant, moi je vous dis qu’il ne viendra pas. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
    • La féodalité uzbek (les chefs tribaux, les H’ôzà, traditionnels pourvoyeurs de l'administration, le haut clergé sunnite) voyait avec dépit le pouvoir lui échapper. — (Hélène Carrère d'Encausse, Réforme et révolution chez les Musulmans de l'Empire russe: Bukhara, 1867-1924, Cahiers de la Fondation nationale des sciences politiques n° 141, Librairie Armand Colin, 1966, p. 146)

Apparentés étymologiquesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

  • France (Paris) : écouter « dépit [de.pi] »

RéférencesModifier