foutre le camp

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIIIe siècle) Composé de foutre, le et camp.

Locution verbale Modifier

foutre le camp \futʁ lə kɑ̃\ (se conjugue → voir la conjugaison de foutre)

  1. (Populaire) (Familier) (Vulgaire) Partir, s’en aller précipitamment.
    • — Mais, nom de Dieu ! mon garçon, foutez-donc le camp !
      — Merci, l’ancien ! On va tâcher.
      — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
    • Ils sont tellement en dehors de tout, malgré leur haine des Allemands et le désir ardent qu’ils ont de les voir foutre le camp. Alexis en parle avec une violence ! — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 309)
    • Le surnom d’infâme
      Me va comme un gant
      D’avecques ma femme
      J’ai foutu le camp.
      — (Georges Brassens, Auprès de mon arbre, in Je me suis fait tout petit, 1956)
    • Monsieur, dans votre famille, on fout le camp ; dans la mienne, on prend congé. — (Marcel Pagnol, Topaze, II, 4, 1928)
    • Il a foutu le camp du jour au lendemain.
  2. (Populaire) (Figuré) S'altérer, se dégrader, disparaitre.

NotesModifier

Cette locution peut s’employer avec un pronom personnel complément dit « datif éthique » :

* Fous-moi le camp !
* — Où est-ce que vous vous croyez ? tonna le brigadier, foutez-moi le camp d’ici ; on ne visite pas… — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 93)

SynonymesModifier

Dérivés Modifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier