FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1478) Du latin profusus (« répandu »).

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin profus
\pʁɔ.fy\
Féminin profuse
\pʁɔ.fyz\
profuses
\pʁɔ.fyz\

profus \pʁɔ.fy\

  1. (Didactique) Qui a tendance à se répandre, en parlant d’un fluide.
    • Richesse et diversité des propositions affichées sur le Mur de ce magnifique FSM même si on peut regretter le style télégraphique qui ne permet pas toujours de tirer la substantifique moelle d’une matière de aussi profuse ! — (Collectif,100 propositions du Forum social mondial, 2006, p. 164)
    • Sueur profuse : Sueur qui se répand sur tout le corps.
    • Le supermarché est éclairé d’une lumière profuse : D’une lumière égale, partout répandue, sans ombres.
    1. (Spécialement) Utilisé en médecine pour décrire les écoulements ou saignements abondants.
  2. (Littéraire) Abondant.
    • Lumière profuse ; splendeur. L’été s'impose et contraint toute âme au bonheur. — (André Gide, Journal, 1943)
    • [...] nous entendions au bout du jardin, non pas le grelot profus et criard qui arrosait, qui étourdissait au passage de son bruit ferrugineux, intarissable et glacé, toute personne de la maison qui le déclenchait en entrant, [...]. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1987, Éditions Gallimard, Folio n°1924, page 14)
    • A l’onctuosité presque trop profuse de cette campagne normande, où les herbages plongent jusqu’à la mer, avait succédé bientôt un paysage plus austère, qui n'avait pas même la mélancolie de ces petites plages désuètes où les Parisiens viennent promener les amours tristes, le long de cabines de bains abandonnées : Cayeux, Le Crotoy… — (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, 1999, page 3.)
    • On ralentit, on s’arrête presque sur le trottoir, et tout d’un coup le babil revient, débonnaire et profus. — (Philippe Delerm, La sieste assassinée, Gallimard, coll. Folio, 2001, page 91)
    • Aucun des trente-cinq tableaux et aquarelles que je peignis durant cette période n'est jamais parvenu à rendre l'éclat profus et la prolixité inouïe d'actes et d'émotions, d'effervescences et de chocs qui accompagnèrent et comme scandèrent la construction épique et bariolée des cités qui s'élevèrent sur la plaine de sable pourpre et les collines carminées du Dehors. — (Alain Damasio, La Zone du dehors, éditions La Volte, 2007, Gallimard Folio SF, 2009, page 589)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

AnagrammesModifier