Voir aussi : râcler

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) De l’ancien occitan rasclar lui-même issu du latin populaire *rasiculare forme diminutive de *rasicare du latin classique radere (« gratter ») dont le participe est rasus.

Verbe Modifier

racler \ʁa.kle\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se racler)

  1. Gratter, frotter la surface d’un corps avec quelque chose de dur ou de tranchant, de manière à en enlever quelques parties. Râteler.
    • Racler des peaux, l’intérieur d’une casserole.
    • Racler des allées.
    • Raclant, ravageant, dévastant la côte ouest de l’Île, le cyclone roula vers la mer Polaire, mettant à mal bateaux, engins de pêche, quais, maisons, bétail, récoltes. — (José Gers, Sur la mort du Pourquoi pas ?, France libre, vol. 6, 1936)
  2. Enlever en raclant, en grattant.
    • Il faut racler le grillé au fond de la cocotte.
  3. Heurter en frottant.
    • La quille de notre voilier a raclé le fond.
    • (Figuré) Ce vin racle le gosier. Il est dur et âpre.
  4. (Figuré) (Familier) Mal jouer du violon, du violoncelle, etc.
    • Il passe des heures à racler son crincrin !
    • Au coin de la rue Greneta, il y eut un rassemblement autour de quatre chanteurs. Il n’était pas encore dix heures et, à un dernier coin de rue, ils chantaient peut-être leur dernière chanson. Le père raclait un violon de bois rouge dont la voix neuve et grimaçante faisait du bruit, et regardait le cercle de badauds avec des yeux aigus où l’on voyait passer des étincelles et du sang. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 63)
  5. Polir une pièce au racloir (menuiserie).
  6. (Pronominal) Dans l’expression se racler la gorge : tousser volontairement pour se débarrasser de mucosités embarrassant l’arrière-gorge.

VariantesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier


HomophonesModifier

RéférencesModifier