FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dénominal de bille. Le sens argotique est signalé par Albert Dauzat dans L’Argot de la guerre, d’après une enquête auprès des officiers et soldats, Librairie Armand Colin, Paris, 1918.

Verbe Modifier

biller \bi.je\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Serrer un ballot avec la bille, tordre des peaux avec la bille.
  2. Atteler des chevaux deux à deux, pour tirer un bateau.
  3. Faire tourner une pièce de bois posée sur un appui.
  4. (Marine) Attacher une corde.
  5. (Électronique) Disposer des billes de soudure sur le boitier d’un composant, en vue de son soudage sur le circuit imprimé.
  6. (Cuisine) Aplatir de la pâte avec une bille (rouleau à pâtisserie).
  7. (Métallurgie) Déterminer la dureté d'un métal par la méthode de la bille.
  8. (Argot) (Rare) Se jeter sur quelqu’un bille en tête, la tête la première.
    • Au lieu de me demander ce que je maquille chez lui, il me fonce dessus, bille en tête !
      [...]
      - Je vous dis qu’au lieu de me biller dans le lard et de m’insulter vous auriez mieux fait de me poser des questions très élémentaires, je vous aurais répondu et le nuage se serait dissipé...
      — (Frédéric Dard (San-Antonio), Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, pages 146 et 148)
  9. (Argot) (Rare) Frapper, cogner.
    • - Je lui bille sur le museau depuis hier, annonce le Gros, et il s’obstine à ne pas parler. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 218)
    • Toujours est-il que ce matin ça a bien tapé et que vers St Quentin ça bille encore vilain. On dit que St Quentin brûlait hier soir mais je ne crois pas que les boches vont se résigner à se débiner de si tôt. — (Madeleine Freinet, Élise et Célestin Freinet : Souvenirs de notre vie, tome I : 1896-1940, Stock, 1997)

DérivésModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier