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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin populaire *brūcāria « lande à bruyères », dérivé de brūcus (Xe siècle), *brūca « bruyère », emprunt au gaulois uroica / brucaria, qui s’apparente au gallois grug, au moyen breton groegan et à l’irlandais fraoch, formes remontant au celtique *wroikos[1].[2]
À rapprocher de l’italien brugo, du catalan bruc et de l’occitan bruga.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
bruyère bruyères
\bʁɥi.jɛʁ\

bruyère \bʁɥi.jɛʁ\ féminin

 
Une bruyère commune ou callune
  1. (Botanique) Plante ligneuse du genre Erica, dont le feuillage est toujours vert et qui croît dans des terrains incultes et sablonneux.
    • Le rucher se composait de 75 ruches avec 10 à 12 k. d'abeilles. La récolte se faisait sur une petite bruyère, dite la grelotteuse (Erica cinerea). Le miel récolté était si clair, que le fond du seau en était visible. — (L'Apiculteur, vol. 63-64, Société centrale d'apiculture, 1919, page 295)
  2. (Par analogie) (Familier) Callune.
    • On commence d'abord par nettoyer le sol en arrachant les ronces, les épines, les bruyères, etc., puis on procède à l'abatage du taillis. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 162)
  3. Lieucroissent ces plantes.
    • Son casse-pierres sur l’épaule, le carnier de toile, bourré d’un morceau de pain bis, sur le dos, il dévala la bruyère, prit la route. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
    • La bruyère spongieuse à Erica Tetralix est souvent en continuité avec des petits ilots de l'association à Schœnus établis dans la zone des marnes supra-gypseuses et l'on constate alors , à la marge des deux groupements un mélange de leurs éléments respectifs. — (Pierre Allorge, Les Associations végétales du Vexin français, thèse de doctorat, 24 novembre 1922, p.256)
    • La plus grande métairie en superficie était Mauvy : 140 hectares environ, mais la surface labourable ne représentait que 18 % des terres (25 hectares), car l'essentiel était constitué de bruyères (72 hectares), de pâtures (24 hectares) et de taillis (14,3 hectares). — (Isabelle Aristide, La fortune de Sully, Institut de la gestion publique et du développement économique, 1990, Open Edition book, 2014, page 311)

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

Les papillons de nuit (hétérocères) suivants se nourrissent de bruyères:

TraductionsModifier

HyperonymesModifier

HyponymesModifier

Voir aussiModifier

  • bruyère sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

  1. Ranko Matasović, Etymological Dictionary of Proto-Celtic, Leyde, Brill, 2009, p. 431.
  2. « bruyère », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994 → consulter cet ouvrage