FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin incensum (« bûcher offert au dieu, holocauste »), dérivé de incendere qui donne incendie.

Nom commun Modifier

Singulier et pluriel
encens
\ɑ̃.sɑ̃\

encens \ɑ̃.sɑ̃\ masculin

  1. Espèce de résine aromatique dont on fait souvent usage dans les cérémonies religieuses.
    • En religion, la fumée de l’encens symbolise la prière qui monte vers Dieu. — (Gauthier Vaillant L’encens - Journal La Croix, page 14-15, 20 septembre 2015)
    • L’encens ne brûle plus sur nos autels ; nos harpes, nos tambourins et nos trompettes sont muets. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • L’encens, qui était une gomme résineuse, était exclusivement réservé aux cérémonies religieuses. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la savonnerie, 1924)
    • Un souffle de parfum qu’elle porte, une odeur d’encens et de fleurs, vient à moi, et à ce parfum qui la désigne comme un vrai nom, je la reconnais […] — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • Quelques hommes seulement prirent part aux obsèques et peu de femmes même, de celles qui profitent de toutes les occasions pour sortir leurs vêtements noirs, leurs toquets de crêpe et qui aiment renifler l’odeur de l’encens. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Grâce à leur dextérité, les artisans coupent les tiges de bambou dans le sens de la longueur en très fines baguettes. Une fois séchées au soleil, celles-ci sont teintées de rouge, de jaune, de vert, de violet… Elles sont ensuite enduites aux trois-quarts d’une couche d’encens (de couleur jaune ou noire) leur permettant de brûler pendant 20 à 30 minutes. Enfin, étalés sur des planches, les nouveaux bâtonnets d’encens sont séchés au soleil, pendant deux ou trois jours, afin qu’ils durcissent et gardent leur teinte et leur parfum. source|My Ans, Au royaume coloré des bâtonnets d’encens de Thuy Xuân, lecourrier.vn , 11 février 2021
  2. (Figuré) Louange.
    • Grand Roi, si jusqu'ici, par un trait de prudence,
      J'ai demeuré pour toi dans un humble silence,
      Ce n'est pas que mon cœur, vainement suspendu,
      Balance pour t'offrir un encens qui t'es dû;
      Mais je sais peu louer; et ma muse tremblante
      Fuit d'un si grand fardeau la charge trop pesante,
      Et, dans ce haut éclat où tu te viens offrir,
      Touchant à tes lauriers, craindrait de les flétrir.
      — (Nicolas Boileau, Discours au roi)
    • En 1606, il fut admis en présence de Henri IV pour lui lire des fragments d'un poème héroïque qu'il composait à sa louange. Le monarque, qui aimait l’encens, l'encouragea à mener son épopée à bonne fin. — (Eugène Haag et Émile Haag, La France protestante ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l'histoire, Paris et Genève : Joël Cherbuliez, 1858, vol. 8, page 10)
    • La parole de Johnson agit sur lui comme les gestes d’un enchanteur ; elle captiva tout de suite cette âme adoratrice et servile qui cherchait un autel où brûler son encens. — (Julien Green, Samuel Johnson, dans Suite anglaise, 1972, Le Livre de Poche, pages 9-10)
  3. Encens de Jacob : Autre nom du benjoin.
  4. Encens puant : Autre nom de l'absinthe.

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • encens sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

  1. Mathieu Avanzi, Université de Neuchâtel, Les régionalismes du Grand (Sud-)Ouest (vol. 2) sur Français de nos régions, 6 février 2017. Consulté le 10 août 2017

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

encens \Prononciation ?\ masculin

  1. Encens.
    • Or te portérent e encens — (La vie de saint Gilles, édition de Bos et Paris, p. 64, c. 1170. Manuscrit porterent.)

Dérivés dans d’autres languesModifier

RéférencesModifier

Ancien occitanModifier

 

ÉtymologieModifier

Du latin incensum.

Nom commun Modifier

encens masculin

  1. Encens.

VariantesModifier

RéférencesModifier

  • François Raynouard, Lexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours, comparée avec les autres langues de l’Europe latine, 1838–1844