Voir aussi : Haine, haïne, hainé

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Déverbal de haïr avec le suffixe -ine ou du latin populaire *hatina (« haine »), dérivé du radical germanique hat (de *hatjan qui donne haïr) avec le suffixe -ina.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
haine haines
(h aspiré)\ɛn\

haine (h aspiré)\ɛn\ féminin

  1. Sentiment d’aversion, de répulsion, envers une personne ou un groupe, qui pousse à mépriser ou à vouloir détruire ce qui en est l’objet.
    • La scène de la réconciliation, où Béatrix fit rejurer haine à l’épouse qui jouait, dit-elle, la comédie du lait répandu, se passa dans un vrai bocage où elle minaudait environnée de fleurs ravissantes, de jardinières d’un luxe effréné. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, troisième partie)
    • La haine est une liqueur précieuse, un poison plus cher que celui des Borgia, - car il est fait avec notre sang, notre santé, notre sommeil, et les deux tiers de notre amour ! Il faut en être avare ! — (Charles Baudelaire, Conseils aux jeunes littérateurs, 1846 ; Gallimard, collection Folio, page 79)
    • La mort de Marat ne servit qu'à rendre les haines plus implacables. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • S’il ne se soumettait plus au jugement des hommes, il souffrait encore de leur haine, sinon de leur mépris. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
    • Ces gens là, quelque pitoyables que nous nous montrions pour eux, nous garderont jusqu'au bout la même haine inexpiable ; […]. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 59)
    • Le mépris que cette enfant témoignait à son persécuteur, outre une résistance pleine d’énergie, avait allumé chez l’un des Lovelaces de la vallée une haine dont la fureur égalait celle de son désir. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre onzième)
    • Vous savez, Marcoul, on clabaude n'importe quoi ! Les méchantes langues n'en sont pas à une supposition, ni à une haine ! — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • À rebrousse-poil des sentiers battus, Onfray s'attire naturellement la haine des béni-oui-oui de toutes les chapelles. — (Basile de Koch, Histoire universelle de la Pensée: de Cro-Magnon à Steevy, 2005)
    • Je hais la haine et pourtant je la ressens. Je connais ce venin qui s'inocule dans le sang en une morsure qui s'infecte jusqu'à l'os. — (Amélie Nothomb, Le Voyage d'hiver, Albin Michel, 2009, page 27)
    • La haine nous fait voir l'autre sous un jour entièrement défavorable. Elle nous conduit à amplifier ses défauts et à ignorer ses qualités. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 390)

SynonymesModifier

AntonymesModifier

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe hainer
Indicatif Présent je haine
il/elle/on haine
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je haine
qu’il/elle/on haine
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
haine

haine \ɛn\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de hainer.
    • Je te haine, tu me haines, nous nous hainons ..... l’amour malade ! — (site www.revelessencedesoi.com)
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de hainer.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de hainer.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de hainer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de hainer.

PrononciationModifier

HomophonesModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • haine dans le recueil de citations Wikiquote  
  • haine sur l’encyclopédie Wikipédia  
  • haine sur le Dico des Ados  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Du vieux-francique.

Nom commun Modifier

haine \ha.i.nə\ féminin

  1. Haine.

VariantesModifier

  • haïne (transcription très utilisée)