tapisserie

Voir aussi : Tapisserie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De tapis, avec le suffixe -erie.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
tapisserie tapisseries
\ta.pis.ʁi\

tapisserie \ta.pis.ʁi\ féminin

  1. Ouvrage fait à l’aiguille sur du canevas, avec de la laine, de la soie, etc.
    • Il longeait le quai, boitant d’une jambe, le chapeau en arrière sur son crâne bossué, la barbe inculte et traînant un vieux sac de tapisserie. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 106)
    • Les hommes se déshabillent pour se laver et font la queue aux pompes; la plaisanterie habituelle est d’éclabousser Ragueton, qui a des pantoufles en tapisserie. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • Le pantalon aux dimensions surhumaines, semblable à une crinoline ou à une tenture de cathédrale, drapait, dérobant dans son ampleur presque entièrement les pantoufles en tapisserie aux fleurs fabuleuses ourdies au petit point par Mme Kraquelin et Marie et Amélie, leurs filles. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 491)
  2. Grand ouvrage fait au métier avec de la laine, de la soie, etc., et servant à revêtir et à orner les murailles d’une salle, d’une chambre, etc.
    • La tapisserie pendait le long des murs en beaucoup d’endroits, tandis que, dans d’autres, elle était ternie et flétrie par les rayons du soleil, ou déchirée et fanée par le temps. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Le palier est long et étroit, le mur est tendu d’une imitation de tapisserie à ramages vert sombre où brille le cuivre d’une applique à gaz. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
  3. (Vieilli) Étoffe, tissu servant à couvrir et à orner les murailles d’une salle, d’une chambre, etc. On dit plutôt aujourd’hui « tenture ».
    • Tapisserie de cuir doré de damas, de papier peint, etc.
    • Les nymphes des tapisseries souriaient vainement, dans leur fraîcheur passée, aux hôtes qui ne les voyaient pas. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 57)
  4. Papier coloré ou orné de motifs qu’on utilise pour recouvrir les murs d’une pièce.

SynonymesModifier

Papier coloré ou orné de motifs :

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

ParonymesModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier