Ouvrir le menu principal

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIVe siècle) Du moyen haut-allemand bute, voir Beute ( « butin », « proie ») en allemand moderne ; étant donné le suédois byte (« butin »), le mot est peut-être[1] entré en français par les voies maritimes à la faveur des relations commerciales avec la Hanse. Le terme allemand Beute est probablement lui-même issu du gaulois Boudi (« victoire », « profit »)[2], ou d'un terme celtique apparenté.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
butin butins
\by.tɛ̃\

butin \by.tɛ̃\ masculin

  1. Ce que l’on prend sur les ennemis.
    • Torquilstone est à nous ; songez à l’honneur, songez au butin ; encore un effort et la place est à nous ! — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Le général, accoutumé par les événements de la guerre à des idées assez larges en fait de butin, accepta les présents offerts par sa fille. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Huit jours après, on sut que nous étions à Moscou, la plus grande ville de Russie et la plus riche ; chacun se figurait le butin que nous allions avoir, et l’on pensait que cela ferait diminuer les contributions. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Et commence la cueillette du butin. N'ayant plus ni chaussettes, ni bottines, ni sac, les déguenillés remontent tranquillement leur garde-robe. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, p.359)
  2. (Par analogie) Ce qu'un malfaiteur prend à ses victimes.
    • Au mois de juillet 1641, raconte Dom Grenier, la garnison de Péronne détacha une douzaine de cavaliers sur Allaines pour y faire des prisonniers et du butin. Ils pénétrèrent à l’improviste dans les basses-cours et s'emparèrent de tous les porcs qu'ils purent y rencontrer. — (Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne, Péronne : chez J. Quentin, 1865, p. 141)
    • Nous nous regardons dans les yeux, férocement, ainsi que deux complices prêts à se déchirer et à s’entr’égorger sur leur butin. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
  3. (Figuré) Ce qu’on obtient par de laborieuses recherches, récolte.
    • Il y a un riche butin à faire dans ces vieux manuscrits.
    1. (Poétique) Ce qui est récolté par un insecte.
      • Le butin de l’abeille, de la fourmi.

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. « butin », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994 → consulter cet ouvrage
  2. Jacques Lacrois, Les noms d'origine gauloise, La Gaule des combats , éditions Errance, 2012.

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Du moyen haut-allemand bute.

Nom commun Modifier

butin \Prononciation ?\ masculin

  1. Butin.
    • Ceste nouvelle ouverture fut que le roy et eux retournassent en leur premiere et ancienne amitié, et qu'eux deux, à butin, entreprissent toute la conqueste d'Italie et à communs despens. — (COMM., VIII, 16)
    • Je vous enjoins à vous tous que vous demourez avecques moy, que homme ne soit si hardy de me laisser ennuit [ce soir], et nous serons tous à butin jusques au poix d'une aguillette. — (DE BUEIL, le Jouvencel, f° 74)
    • Guillaume bailla dix blancs à icellui Cailleu, disant qu'il en mist autant et jouast à butin et à moitié à eulx deux contre le suppliant. — (Du Cange)

SynonymesModifier

DérivésModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

RéférencesModifier

OccitanModifier

ÉtymologieModifier

Du français butin.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
butin
\byˈti\
butins
\byˈtis\

butin \byˈti\ (graphie normalisée) masculin

  1. butin.

VariantesModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier