FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

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Verbe 1 Modifier

claquer \kla.ke\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Faire un certain bruit aigu et éclatant.
    • Ils avaient une maison à eux. […]. Oh ! une vraie cabane ! couverte de chaume, bâtie en pisé, fermée par des volets qui claquaient au vent ; […]. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 324)
    • […], Mimile faisait de temps à autre claquer vigoureusement son fouet pour, d’une façon précise et tangible, rappeler au sentiment de la discipline ses tributaires encornés se bousculant dans les ornières boueuses de l’étroit chemin. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Henri fit claquer ses phalanges contre ses paumes crispées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 10)
    • Nouveaux coups de feu : « Ça claque trop sec ! c'est du pistolet. On attaque quelqu'un je parie. On se bagarre ». — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Puis le soliste lui-même devient virulent, et la masse orchestrale claque d'explosions sporadiques. — (Christian Leblé, « Cristobal Halffter », in Musiciens de notre temps depuis 1945, éditions Plume et SACEM, Paris, 1992, page 221)
    • Il rappelle, plus agacé encore. « Madame de Closette », ainsi qu’il l’appelle en faisant claquer la dernière syllabe, comprend vite qu’il ne s’agit pas d’un coup de fil de courtoisie mais d’une soufflante.— (Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, « Vous savez que c’est Arnaud Lagardère, votre patron ? » : comment Nicolas Sarkozy fait pression sur des éditeurs, Le Monde, 22 mars 2022)
  2. (Familier) Mourir.
    • […] elle a reçu tant de coups de pied au ventre qu’hier après-midi elle a été prise de douleurs et qu’elle en a fait une fausse-couche pendant la nuit ; même qu’elle a failli en claquer. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Et je voyais autour de moi les malades claquer comme ça (il fait claquer son index contre son pouce). — (Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 149)
    • Il faut retourner sur nos pas ou claquer de soif… — (Morris, Lucky Luke 6 — Hors-la-loi, éditions J.Dupuis & Fils, 1969, page 22)
  3. (Familier) Dépenser avec excès.
    • Mme Napier m’a dit que son fils avait claqué 200 balles sur un carnet de chèques chipé à sa sœur. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 71, page 198, 28 avril 1913)
    • Très vite, il avait « claqué » sa petite fortune entre le baccara, Montmartre et les boîtes du Quartier. — (Francis Carco, Au coin des rues : Deux vieux, 1919 ; Éditions G. Crès et Cie, Paris, 1922p. 6)
    • Rien pour payer les études des enfants, aucun investissement pour produire de la richesse, pas de filet de sécurité au cas où on perdrait son job. Nous savons que nous ne devrions pas tout claquer ainsi. — (J. D. Vance, Hillbilly élégie, traduction de Vincent Raynaud, Globe, 2017)
  4. (Nouvelle-Calédonie) (Familier) Faire.
    • Claquer un coup de pêche[1].
  5. (Nouvelle-Calédonie) (Familier) (Pronominal) S’offrir.
    • Se claquer une bière[1].
  6. (Familier) (Transitif) Donner une claque, des claques.
    • En rentrant, papa m’a claquée. J’ai même pleuré. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 196)
    • Je ne sais pas ce qui me retient de te claquer ! — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, page 265)

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Verbe 2Modifier

claquer \kla.ke\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Garnir de la pièce de cuir dite claque.
    • Claquer des bottines.

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Christine Pauleau, Le français de Nouvelle-Calédonie, EDICEF, 1995, ISBN 9782841290239, page 60-61.