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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé de cochon avec le suffixe -et. L’idée de petitesse et de rondeur a conduit aux autres sens.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
cochonnet cochonnets
\kɔ.ʃɔ.nɛ\
 
Un cochonnet vert (1).
 
Bouffons jouant au cochonnet, tableau d'Eduardo Zamacois (1)
 
Des cochonnets (5)

cochonnet \kɔ.ʃɔ.nɛ\ masculin

  1. Boule de petit diamètre et en matériau léger (bois, plastique ou PVC) servant de but visé dans differents jeux de boules, tels que la pétanque.
    • A chaque contestation qui s’élevait, c’était à lui qu’on en appelait, et c’était une justice à lui rendre, il avait le coup d’œil si exact, qu’à la première vue il indiquait, sans jamais se tromper, la boule la plus proche du cochonnet. Aussi ses jugements étaient-ils sans appel, et respectés et suivis ni plus ni moins que ceux que Saint-Louis rendait à Vincennes. — (Alexandre Dumas, Le chevalier d'Harmental. Tome 2, 1842.)
    • Les pointeurs plaçaient près du cochonnet des boules que les tireurs adverses dégommaient consciencieusement.— (Hervé Algalarrondo, l'archer du pont de l'alma, 2008.)
  2. Jeu pratiqué sur un billard qui imite les règles du jeu de boules.
    • Ce cochonnet, qui est un diminutif du jeu de boules, est mis en pratique dans une centaine de cafés de notre bonne ville de Lyon. Le règlement ou code qui le régit est à peu près calqué sur celui des boules. Le terrain seul diffère. Le billard de chaque établissement sert de champ de course, de minuscules billes d’ivoire ou en celluloïd servent d’engins de bataille : rouges pour telle équipe, blanches pour telle autre quadrette adverse. — (Lowius-Weigel, Chronique des boules, Le Progrès Illustré, 26 février 1905, page 7)
    • Le cochonnet est une activité très distrayante (une sorte de pétanque sur table de billard), qui permet aux débutants de faire quelques bons coups sans pour autant avoir la complète maîtrise des règles du billard.— (www.leprogres.fr, Le cercle Bellecombe propose une initiation gratuite au billard , 2016.)
  3. (Désuet) Jeu de boules utilisant comme but un cochonnet, par opposition au jeu de grosses boules où le but était fixe (piquet) et suivi par un noyon.
  4. (Désuet) Sorte de à douze faces, marquées chacune de points ou d’un chiffre, depuis un jusqu’à douze.
  5. (Désuet) Petit cochon châtré, ou cochon de lait.
  6. Partie visible d'un bâti de porte ou d'un dormant de croisée, dégageant ceux-ci des tableaux de maçonnerie.
  7. Nom vernaculaire du pissenlit
  8. (Normandie) Nom vernaculaire du fruit de l’églantier
    • Les Rosiers sauvages portent le nom vulgaire d’Églantier (Acanthier) leur fleur, celui d’Églantine, qui serait peut-être mieux écrit Acanthine, leur fruit, celui de Cochonnets, et à Genêts, Nioniottes, c’est-à-dire de petits riens. — (Édouard Le Héricher, Essai sur la flore populaire de Normandie et d'Angleterre, .)
    • Il ne s'arrête pas aux fruits savoureux seulement, il recueille tous ceux qui ont quelque beauté de couleur ou de forme, il en fait des chapelets, des colliers, des couronnes; il les examine et dedans et dehors, les plante quelquefois, et les suit dans leur germination. Il donne à quelques-uns d'entre eux des noms charmants : carribonnets (les fruits du fusain), cochonnets et nioniottes ou petits riens (les fruits de l'églantier) — (Eugène Noël, La Vie des fleurs, 1859.)
  9. (Montreuil) Nom donné à certains rameaux lors de la taille des pêchers en espaliers
    • L’animal dont ce petit dard a pris le nom, est utile, comme aliment, de la queue aux oreilles ; aucune de ses parties n’est perdue. La pousse appelée cochonnet lui ressemble en cela : rien d’inutile en elle, autant de fleurs, autant de pêches, et les plus assurées de tout l'arbre. Ce nom qui semble assez original pour une brindille n’a pas d'autre origine. Les gens qui ont de la pruderie préfèrent l’appeler branche à bouquet, ou bouquet de mai.— (Hippolyte Langlois, Le livre de Montreuil-aux-Pêches : théorie et pratique de la culture de ses arbres, .)
    • […] quant à celles qui n’ont que 5 centimètres de long ou même moins, elles sont plus fréquentes, surtout sur les pêchers de Madeleine rouge ; les cultivateurs de Montreuil les nomment du nom assez impropre de cochonnet ; je n’ai jamais pu savoir ni connaître l’étymologie de ce nom. Il me semble que pour qualifier ces excellentes petites branches on aurait pu se servir d’un nom moins barbare. — (M. Duval, Histoire du pêcher et de sa culture, 1850.)

SynonymesModifier

But du jeu de boules :

Petit cochon :

Dé à douze faces :

Rameau du pêcher :

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

Petit cochon :

TraductionsModifier